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10. César n'en nomme que deux (5, 1); Plutarque (C, 20) dit s!; tzo'jIx.
geurs. A cette besogne de brigandage, Drappès convia tous les êtres hors la loi qui pullulaient en Gaule, vagabonds, esclaves fugitifs, exilés et proscrits, et ces bandes, éparpillées dans la campagne, commencèrent sournoisement le siège de l'armée romaine '. — Pour retarder sa délivrance, c'est-à-dire le retour de César, il fallait attirer le proconsul le plus loin possible de ses camps de Gaule. Lucter reçut la mission de menacer la Province et Narbonne même", et cette audacieuse diversion, le dessein le plus hardi qu'un chef gaulois eût imaginé, entraînerait César à deux cents lieues de ses légions. — De son côté, Vercingétorix entreprendrait avec méthode la libération ou la conquête des nations centrales encore soumises à Rome : la première à occuper était celle des Bituriges, qui s'interposait entre les Arvernes et leurs alliés des pays sénon et carnute. Le chef devait marcher vers eux à la tète de ses principales forces \ — En même temps, pour faciliter la tâche de ses armes, il envoya des agents, des messages et des présents chez tous les peuples de la Gaule, et surtout, semble-t-il, chez les Eduens^. Tant que César pourrait compter sur ce peuple souverain, la Gaule demeurerait à moitié esclave. Mais parmi ses chefs, il se trouvait quelques patriotes^ et de jeunes ambitieux*^. Vercingétorix chercha à s'y créer un parti, qui lui assurerait même à prix d'or l'adhésion ou l'inertie de la cité\ Peut-être souhaita-t-il mieux encore des gens de Bibractc : le cliemin que César suivrait à son retour, de Lyon à Sens, traversait le pays des Éduens; il
1. Di'l.'iil omis par Cosar (cf. p. 422, n. 1) cl conservé par Hirlius, VllI, 'M. 1 : Dmppctem Scnonein, qui, lU primum dcfeceral Gallia, coUectis undique pcrditis honiiu hiis, servis ad liberlalem vocalis, cxsulibtis oniitiuin cicitatiiin ascilis, reccplis hilronibiis, impedimciiln et coinmealus lioiiumorum iiUerrcpçrat.