Cf. p. -427, /i57-S, 471 cl suiv
LE PllEMIKH l'LAN DE VKHClNGÉTnilIX. 427
suffisait (le quelques hommes décidés pour lui IVniKM- la roule et le preudre daus un guet-apens'.
Vercinj^^elorix élargit donc le théâtre de la guerre. II y lit (Milrer la Gaule du Midi elle-même; il obligea César à craindre à la fois pour lui, pour ses légions, pour la Narbonnaise; il lui imposa le choix entre deux décisions également funestes, l'abandon de son armée ou celui de sa province.
Tout marcha d'abord à souhait pour les Gaulois. Labiénus, à demi investi, ne sortit point de son camp-. Vercingétorix descendit l'Allier, entra chez les Bituriges^ : ils appelèrent à leur aide les Eduens leurs patrons; les gens de Bibracte, sur le conseil des légats romains, leur envoyèrent des troupes de secours'*. xMais, arrivés sur la Loire % qui marquait la frontière, les Eduens ne voulurent point quitter leur pays, soit par crainte réelle ^ soit déjà vendus aux Arvernes. Et les Bituriges, abandonnés par eux, se joignirent à Vercingétorix \ Il se trouvait maître désormais de la Gaule centrale, et pouvait donner la main aux Sénons, à Drappès et aux adversaires de Labiénus ^
Dans le midi, Lucter faisait fort bien. Les peuples des plateaux,
1. Cf. vil, G, 4. C'est peut-tHre une allusion à cela que le TTjià; xôv "Apapa de Plut., C, 20.