‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 549 sur 776 · Cf · texte numérisé non relu

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Ll'S Ol'KUATlONS DU RETOUR 1)1'] CKSAll. 429

Airivr clans la Province, il hésita un instant sur la décision j'i pronilro. Il avoua plus tard qu'il n'osait pas traverser la Gaule pour rejoindre ses légions, et qu'il ne voulait pas davantage les rappeler dans le Midi : la trahison reiïrayait "pour lui, les combats pour Labiénus '. Les nouvelles de Lucter et de Narbonne le tirèrent d'embarras*. C'est là qu'il fallait aller d'abord. Et il iuiauina aussitôt l'opération la plus admirable de toute sa vie de j^énéral. Ses ennemis voulaient l'obliger à disperser ses efîorts et son attention : il leur répondrait sur tous les points à la fois, et, par des prodiges de vitesse et de précision, il leur montrerait partout, i\ l'improviste et presque à la même heure, sa présence et sa résolution. — Il réunit à Vienne, dans la direction de Labiénus, les cavaliers du contingent de la Province ^ Il envo3'a dans le Vivarais, sur la route de l'Auvergne et de Vercingétorix. les deux tiers des fantassins qu'il avait à sa disposition". Et luimême partit au-devant de Lucter ^

A Narbonne, il organisa la défense. xVu centre du pays, des postes et une flottille gardèrent la colonie contre toute surprise*. Sur la frontière, des garnisons occupèrent les débouchés des routes qui remontaient la Garonne ou descendaient des Cévennes, depuis Toulouse jusqu'à Uzès'. Partout, César mit des hommes et releva les courages ^ — Quand Lucter eut compris l'arrivée du proconsul et qu'il vit la Province se hérisser de défenses, il jugea dangereux de pousser plus loin, et il disparut du côté du nord" (vers le 23 février?'").

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