V. — DE SENS A LA FRONTIÈRE BITURIGEi
César concentra à Sens ses dix légions". Vercingétorix ramena tous ses hommes près du confluent de l'Allier et de la Loiret à la frontière commune des Arvernes, des Bituriges et des Éduens*. Les deux chefs, à la tète de toutes leurs forces, n'étaient plus qu'à cent milles de distance, quatre journées do marche.
Le désir du Romain était d'attendre encore avant de commencer les opérations. On soufl'rait toujours de la mauvaise saison^; la campagne allait se faire en pays ennemi, il fallait de longs convois de vivres, qui ne pourraient circuler sur les routes, défoncées par les pluies de l'hiver ^ Puis, contre ces nouveaux ennemis, César désirait pour ses légions l'appui de nouveaux auxiliaires. Jusqu'ici, ce sont les Gaulois qui lui ont prêté la cavalerie nécessaire'. Cette force, maintenant, lui manquera presque entière'* et se retournera contre lui. Mais il y avait en Occident de meilleurs cavaliers que les Gaulois eux-mêmes, les Germains. Le proconsul en gardait déjà quelques-uns auprès
1. Pour celte campagne, outre les mémoires sur les lieux à identifier (p. 419, n. 1, p. 433, n. 4, p. 435, n. 4, p. 437, n. 4) : [Lempereur], Dissertalions hist., HOC), p. 59 et suiv. ; [d'Anvilie], Eclaircissemens, 1741, p. 193 et suiv. ; Barrau, Dias. sur Provins, p. 36 et suiv.; de Monvel, Étude sur les expéditions de César che: les Carnutes, 1803 {Méni. delà Soc. d'Agric., etc., d'Orléans, VII); Bréan, Itinéraire de l'expédition de César, 1865, Orléans; Sa]omon, Agendicum, Vcllaunodunum et Genabuni, dans le Bull, de la Soc. des Se. hist. et nat. de l'Yonne, a. 1866, XX, p. 99 et suiv.; de La Saussaye, Mémoires lus à la Sorbonne en 1806, Archéologie, p. 107 et suiv. ; etc.
2. Aux dix de riiivernage 53-52 (p. 409 s'en ajoute alors peut-être une onziènu' .(cf. p. 401, n. 7), qu'il a laissée peut-être dans le Midi (cf. p. 494, n. 4), ou sur sa
route, il Dijon par exemple, pour le service des étapes, car il n'en a que dix au |)riMlenips (34, 2; p. 458).
3. VII, 9, 0. Il dut rej)rendre ])0ur la troisième fois la route de Gcrgovie à Sancoins et Lu Guerclie (p. 430, n. 8).
4. Vers Moulins? cf. t. II, p. 5.37, n. 8. 3. lleliiinam parlcrn hieniis (10, I).