‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 562 sur 776 · Cf · texte numérisé non relu

Cf

LA N'OUVELLl^ TACTIQUE GAULOISE. 439

une cavalerie supérieure, et voici que les Germains apparaissaient aux côtés de César '.

Le roi des Arvernes convoqua le conseil des chefs, et leur fit part de ses réilexions et de ses desseins -. — Il leur expliqua les causes des dernières défaites ^ et ce qu'il y avait de fâcheux dans la manière dont les Gaulois faisaient la guerre. Si Ton voulait vaincre, il fallait renoncer aux vieilles habitudes". Et Vercingétorix préconisa une nouvelle tactique, inspirée, semble-t-il, de celles des Aquitains et de Cassivellaun. — Point de combat, point d'attaque franche des légions, ni en marche, ni dans leur camp, ni rangées en bataille ^ Même sous l'abri d'une forteresse, on doit éviter leur contact*^ : à moins, toutefois, qu'il ne s'agisse de citadelles inexpugnables, comme celles qui dominent les flancs escarpés des montagnes'. Mais, tout en se dérobant à la lutte, qu'on demeure à l'affût de l'ennemi, qu'on ne perde aucune occasion de lui nuire. Ce qu'il faut surtout, c'est l'affamer : pour cela, brûler les greniers, lés fermes, les villages, les villes elles-mêmes ^ Alors, afin de nourrir hommes et bêtes, l'ennemi multipliera les pelotons de fourrageurs, les enverra en tout sens, très loin du camp. Ces petites troupes dispersées deviendront une proie facile pour les escadrons gaulois". Et chaque jour verra emporter un morceau de l'armée romaine, jusqu'à l'heure où elle disparaîtra, faute d'hommes ou faute de vivres "'. —

2. VII, 14, 1 : suos, les chels et familiers seulement,- opposé à viilgi de 13, 6.

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