‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 57 sur 776 · César, IV, 3, 3; cf. t. II, p · texte numérisé non relu

César, IV, 3, 3; cf. t. II, p

3. Bructeri : Strabon, VII, 1,3; Tacite, Ann., I, 51, 60; etc. Qu'ils aient touché la Lippe, cela résulte de Strabon, mais les Sicanibres les séparaient du Rhin. — Au même peuple je rattacherai les Ampsivarii, dont le premier domicile paraît être dans la vallée inférieure de l'Ems; Tac, Ann., XllI, 55 et 56; Strabon, VII, 1, 3^ et 4 (sous le nom de Kx;j.'!/iavo;, 'Aivloivoi).

4. Chauci. \e sont pas mentionnés avant Aug'uste et ont pu s'étendre surtout après la mijiration des Cimbres (cf. p. 56); Strabon en parle encore comme d'un moindre peuple, VII, 1, 3 et 4?; Plirte, IV, 101; XVI, 2 et 5; Velléius, II, 106; Dion, LIV, 32; Tac, Ann., II, 24; Gerin., 35; etc. On les distinguait en majores et minores. — Au même groupe : 1° les Angrivarii, au nord des Chérusques, du côté de Verden? (Tac, Ann., Il, 8?, 19 et 22?; Germ., 3-3); 2° les Ktxo'A-Aoi de Strabon, VII, 1, 3 (les Ka).oO-/.wv£; de Ptol., II, H, 10); .3° les Duiguôna ; 4° les Chasuarii (Tac, G., 34); 5" les Chaltuarii (Strabon, II, 11, 10; VII, I, 3) ou Attuarii (Velléius, II, 105), pcul-élre les mêmes que les précédents.

5. Depuis Minden jusqu'au confluent du Diemel et depuis le Ilarz jusqu'à l'Eggegebirge ? C/ierusci : César, VI, 10, 5; Strabon, VII, 1,3; Pline, IV, 100. — César rapporte que les Chérusques sont, au sud, séparés des Suèves par lasilva Bacenis. Zeuss (p. 1 1 et 94-8) a supposé que les Suèves de ce passage sont les Chattes, et que la situa Bacenis est le Ilarz. Mais tout ce que les Anciens nous ont rapporté des Chattes (n. 6) les distingue des Suèves. Je crois donc que sous le nom de Chérusques,. César comprend également les Chattes, et que la silva Bacenis est la chaîne qui. sépare les bassins du Weser et du Mein (celui-ci occupé par les Suèves), soit Vogelsberg, Rhœn et Thuringerwald. — Aux Chérusques se rattachent les Fosi (Tac, G.. 30).

6. Chatti : Strabon, VII, 1, 3 et 4; Pline, IV, 100; Tacite, Ann., XII, 28; G., 29 (d'où il résulte bien que les Chattes existaient dès le temps de César, cf. n. o), 30, 31, etc. — A eux se rattachent les Mattiaci, qui n'ont dû s'établir que plus tard, autour de Wiesbaden (Pline, XXXI, 20; Tac, G., 29). L'extension de ce peuple et des Chattes dans le Nassau est postérieure à l'invasion suève. Cf. p. 46, n. 5.

Plus loin, quatre peuplades, les plus remuantes de toute l'Allemagne, se partageaient les eaux de TElbe au nord de la Bohême demeurée celtique : les Marcomans en Saxe et en Thuringe', les Semnons en Brandebourg -, les Lombards ^ et les Hermundures" dans les terres quô baigne le fleuve avant d'arriver à Hambourg. Chose étrange! le plus fameux et le plus vigoureux de ces derniers peuples, et peut-être de tout le nom germanique, était celui des Semnons, possesseurs du carrefour de Berlin et du sol bas et marécageux où viennent se confondre les deux plus grands bassins de fleuves allemands, ceux de l'Elbe et de l'Oder '\ Et ce morceau de terre, qui rappelait l'isthme gaulois des Garnutes entre la Seine de Paris et la Loire d'Orléans % semblait préluder déjà à sa souveraineté sur la Germanie. — Enfin,' à l'extrême levant, dans les plaines infinies de l'Oder et de la Yistule, vaguaient des nations aux limites imprécises et aux destinées incertaines, Burgondes% Vandales", Goths^ et bien d'autres'" : et ces noms, réservés à

1. César les nomme, Marcomanni, I, 51, 2, sans dire leur situation; elle résulte : 1° des textes du temps d'Auguste (Orose, VI, 21, io; Florus, 11, 30, 2:3-, Velléius, II, 108; Dion, LV, 10 a, 2); 2" du fait qu'ils conquirent la liohème sur les Celles; 3" de leur nom, les « Hommes de la Frontière » f;ermanique du côté des Celles de Ijoliôme et de Franconie. — Les Quadi (Strabon, Vil, 1, 3, mss. KoXfloûwv) devaient être près d'eux, en Saxe ou Lusaco.

2. Seinnones : Velléius, 11, lOG et 107; Slrabon, VII, 1, 3 (li-éya ëôvo;); Tac, G., 39; Ann., 11, 45; Monument d'Ancyre, V, 17, p. 104, Mommsen.

3. Lantjobardi : Velléius, II, 100; Strabon, VII, 1,3; Tac, Ann., 11, 4,"); XI, 17. Sur la rive gauche, pays de Lunebourg.

4. Ilcrmunduri : Slrabon, Vil, 1, 3; l'iino, IV, 100; elc A chercher entre le Brandebourg et le Mecklembourg. — Plus tard en Thuringe, où ils remplaceront les Marcomans (n. 1). — C'est saiis doute parmi ces peui)les de l'Elbe (lue se trouve le domicile primitif des tribus établies par Ariovisle sur le lUiiii : 1" Huriidcs (César, I, 31, 10; 37, 2; 51, 2; Cliarydcs, Mon. d'Ancyre, V, 16, p. 104, Mommsen), ceux-ci à coup sûr sur l'Elbe, vers Hambourg; 2" Triboct ou Tribocfs; 3" yttiujioncs; i" Aeincles; 5" SeJusii (César, I, 51, 2). Cf. p. 147-8 et 138-9.

5. Sur celle situation centrale de IJeriin, cf. Reclus, (Jrotjrofïlik, 111, 1878, p. 830-8.

7. Bunjodiones, iiurx des Vandili, Pline, IV, 99. Kn Poméranie"/

8. Vuiidili, Pline, IV, 99. En Poiiiéranic? Peut-être un nnm colleclif des peuples du .Nord-Est (cf. Tac, C, 2).

9. Gutows, Pline. IV, 09; cf. GotUnnrs, Tac., G., 44 [43]. Eu Prusse?

10. Charinid et Varinmii, Pline, IV, 99 (dans le Mecklembourg? cf. p. 4."), n. 5)»

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