Rapprochez 18, 1 et
4. 18, 1 : Vercingétorix alla s'embusquer contre un gros détachement de fourrageurs. peut-être vers le sud, Farges et Avord (cf. p. 444, n. 6).
5. 18, 1-2; par la route de Jacques Cœur, après avoir passé l'Yèvre en amont de Bourges?
6. Echelonnées sur la route de Jacques Cœur (cf. n. 5 et p. 442, n. 8), par la<[uelle le camp gaulois communiquait avec Bourges.
7. 18, 3: lit, 1-3 : Omnia vada ejus paludis ac saltus[c{. p. 444, n. 6].
romain*? Et chez ces hommes, énervés par tant de surprises, à l'imagination rapide et à l'esprit crédule, le mot de trahison gronda autour du jeune chef-. Il ne se troubla point, et si la harangue que César résume est bien son œuvre % ce que je crois \ il fut ce jour-là un incomparable ouvrier de la parole. — Tranquillement, l'un après l'autre, il réfuta d'abord les griefs et expliqua les motifs de ses actes. Puis, il arriva à la présence de César : si le proconsul était survenu, c'était vraiment une chance heureuse entre toutes, on avait pu voir de près les léo-ions romaines, et les réduire aussitôt à la retraite par la simple fermeté de l'attitude. Et peu à peu, tout en justifiant son œuvre, Vercingétorix attaquait et flagellait ses Gaulois : quel besoin avaient-ils de vouloir toujours combattre? faire œuvre d'épée, c'est souvent faiblesse et paresse : s'ils étaient pressés de brandir leurs armes, c'était par crainte de la faim et de hi fati"-ue, et pour ne pas savoir dompter son âme^ Il parla ensuite de lui-même, de ses ambitions et de ses devoirs : il ne tenait pas à ce titre de chef, il se déclara prêt à le quitter, il ne l'avait point voulu pour sa gloire, mais pour le triomphe de la Caule^ Et, sur ce mot, il acheva de dominer les siens par de "^randioses espérances. Il leur présenta comme des légionnaires affamés de malheureux esclaves auxquels il avait fait la leçon " ; il fit le tableau des Romains mourant de faim dans leur camp, (le l'armée de César obligée de fuir sans trouver d'asile, et de seî? lamentables lambeaux tombant sur les routes de la Gaule révoltée*. — Et sa harangue se termina dans le fracas des armes