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4. 17, 3-8 : Nulla vox est ab iis audita populi Romani majcstale et siiperioribtis vic~ toriis indigna.
5. 20, 1 el 3; 18, 1 : il se rapprocha, dit César, parce que le fourrage était épuisé : il me semble que cela eut dû motiver son éloigriement. Je crois probable que ce rapprochement de Bourges s'explique aussi par les opérations du siège (p. 449). D'ailleurs, on peut voir de bons pâturages des deux côtés du ruisseau de rOuatier.
0. L'endroit que je propose me parait répondre aux conditions requises : 1° il est sur la même route que le précédent camp (cf. p. 442, n. 2), et plus près de Bourges (18, 1); 2° il n'est pas à plus de six heures du camp romain devant Bourges (18, 2), (|ui est à 20 kil. de là (p. 445); 3" il y n, en arriére, au bois des Margaux, arliores silvas (18, 3); 4" c'est bien un locus éditas et apcrtus, collis lenilcr ex injimo acc/i'ui's (18, 3; 10, 1) : voyez tout autour de la chapelle et du moulin ù vent, en desoendant vers le ruisseau de l'Oualier; 5" il est bordé, en avant, d'un marais large de 50 pieds, palus difjicilis atquc impedila, etc. (19, 1 et 2), que l'on traversait soit sur des ponts soit par des gués (cf. 19, 2) : voyez le ruisseau de l'Ouatier et le ruisseau de Itians, (|ui bordent cette hauteur, les terrains submergés par eux, les foss«'S et canaux (|ui les accompagnent, les ponts et passages des moulins (|ui les bordent. Ajoutez (|uc Itians est un carrefour imi)orlant, d'où une roule dc^scend vers lo sud, Brecy, Forges et Avord : ce qui pernicllail de inailriser mieux les lieux u
SIHGK 1)1'] UOUlUiKS : OPKIIATIONS AUTOUU DES CAMPS. 445
et il tracassa César ' de plus près. Il ne dédaignait pas de commander lui-même les cavaliers d'escarmouche et d'attendre les fo'irrageurs dans quelque embuscade *. Le proconsul ap[)ril un jour que le Gaulois était parti pour vingt- (|uatre heures*, et il espéra aussitôt surprendre l'armée, privée <le son chef et de ses cavaliers*. 11 partit au milieu de la nuit, et, sur le matin, arriva en vue du campement des Celtes '. Mais ceux-ci avaient été prévenus par leurs sentinelles", et on les aperçut en rang de bataille, bien groupés sur une hauteur, attendant derrière l'abri des marécages ^ Romains et Gaulois n'étaient séparés que par une distance de cinquante pieds. Mais pour la franchir, il eût fallu à César chercher des gués et combattre en contre-bas. C'eût été exposer les siens à de gros risques : il les ramena à leur camp, pleins de colère et de dépit ^
Le retour de Vercingétorix provoqua, chez les Gaulois, une scène étrange, qui finit comme un triomphe. Quand il revint, ses soldats se vengèrent de la peur que César leur avait faite en l'accablant de reproches : son camp rapproché du camp romain, son départ à la tête de la cavalerie, ses troupes laissées sans ordre, et les légions survenant aussitôt, n'était-ce pas la preuve qu'il était d'accord avec son adversaire, qu'il voulait lui livrer la Gaule, et y devenir ensuite roi et tyran pour le compte du peuple
fourrages. Cf. encore p. 442, n. 2. — De ce même côté, Maubranche ou r« ancien camp » de Chou (Saint-Hypolite, Rech., p. 11; Raynal, I, p. 55; Buhot de Kersers, I, p. 248-9; etc.) nest pas impossible. — A l'est, Baugy (Creuly, p. 79). — Au sud-est, Clienevière (Napoléon III, p. 290). — Au sud, face à Saint-Just (van Kampen, pi. 9). — A l'ouest, vers Mehun (von Goeler, p. 247).