‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 576 sur 776 · Circumvallare loci natura prohibebat · texte numérisé non relu

Circumvallare loci natura prohibebat

4. La ville resta en effet absolument libre du côté du camp de Vercingétorix (10, 2-3; 21, 2-3; 26, 1-2; 28, 5-6); cette facilite des rapports entre les assiégés et "e chef s'explique : 1" parce que César devait avoir juste assez de cavalerie pour couvrir son camp; 2° parce que les marais de l'Yèvre et de l'Yévrette l'empêchaient de surveiller Vercingétorix, palus perpétua intercedebat {2ii, 2). Les rapports de Vercingétorix avec Bourges se sont faits par la route de Sancerre (chemin de Jacques Cœur) et le faubourg Saint-Privé (p. 442, n. 2); et sans aucun doute la butte d'Archelet, qui s'élève sur cette route au delà des marais, face à Bourges, a été précieuse pour assurer les communications entre le chef et la ville.

5. Unuin [au faubourg du Château, sur les roules de N'evers et Moulins] habeal et perangustum [aujourd'hui, largeur de 200 mètres au seuil et de plus de 500 mètres à la base à l'esplanade Marceau; beaucoup moins sans doute autrefois; cf. p. 451, n. 1] aditum; VII, 15, 5; de môme, 17, 1.

0. 17, 1 ; c'est au faubourg du Château, à 300 mètres des murailles (celles-ci,

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Mais procéder par la brèche ou par l'escalade était impossible : les murailles s'élevaient à une trop grande hauteur', et, à leur pied extérieur, le terrain s'abaissait encore de quelques mètres, présentait une forte déclivité-, pour ne se relever que plus loin vers la campagne, k l'endroit où campait César. — Il s'agissait donc, avant toute attaque, de combler ce ravin, et de bâtir à sa place, entre le camp et la ville % une chaussée d'opérations*, haute, solide et plane, sur laquelle circuleraient sans peine les machines, les tours et les légions. C'était une œuvre difficile et longue, plus de 250 000 mètres cubes de matériaux à jeter dans le ravin et à entasser devant la muraille ^

César mit ses hommes au travail, et, comme il en avait des milliers sous la main, la chaussée dut s'élever, s'avancer rapidement vers la ville, et avec elle les baraques et les tours ^ : les baraques, pour abriter les béliers et les sapeurs qui, à la base, menaceraient le mur ennemi''; les tours, pour recevoir les machines et les hommes qui l'attaqueraient au sommet ^ —

!nar(]iiées par le mur extérieur de la caserne Gondé, de\ant l'esplanade Marceau), <iue je place le comnienceinent du camp, soit vers la rue Félix Pyat. — Napoléon (p. 288) le place trop loin, à 700 m., soit vers le boulevard de l'Arsenal. — Le niveau le plus élevé du sol à Bourges est de 160 m. (Napoléon III; 155 m. d'après les données actuelles), comme à l'emplacement du camp.

1. La terrasse eut 80 pieds, c'est-à-dire la hauteur de la dépression (n. 2) et, en plus, celle de la muraille, 30 à 40 pieds.

2. Le seuil, à l'esplanade, étant formé de terrains rapportés, il est difficile d'évaluer à cet endroit le niveau du sol [trimitif. La carte de Napoléon 111 le i)lace à 0 mètres, il faut aller beaucoup plus bas, à 40 ou 50 pieds au point le plus profond.

3. Soit sur une longueur de 300 mètres (cf. p. 447, n. 6), mais la dépression à combler ne devait pas atteindre 100 mètres de long.

4. Agijerem apparare, 17, 1 ; 22, 2 et 4; 24, 1, 2, 4 et 5; 25, 4.

5. On a fort discuté pour savoir si celte terrasse comblait tout l'espace entre la ville et le camp, ou si elle se composait seulement de deux chaussées-viaducs jjortanl les tours, ou encore, outre ces deux chaussées, d'un boulevard cavalier longeant la muraille (Napoléon III, pi. 20). J'incline fort à croire que, devant Bourges, la terrasse fut continue, à la fois cavalier et viaduc. — L'esplanade Marceau représente assez bien Wujgor.

('). Au fur et à mesure que la chaussée s'avaugait, on avan^-ail les tours sur elle, et en même temps, on travaillait à les exhausser : c'est cette double manœuvre que César groupe en une seule i)roposition, ttirrimn allitudinciii, (lumitum lias cotidianus afjgcr exprcsscrut, 22, 4.

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