‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 577 sur 776 · SIKC.K DE BOURGES : OPERATIONS DEVANT LA VILLE · texte numérisé non relu

SIKC.K DE BOURGES : OPERATIONS DEVANT LA VILLE

IMais les défenseurs d'Avaricuni ne furent ni surpris ni effrayés : Vercingétorix leur adressait de nombreux messages, indiquait ce qu'il y avait à faire'; quand les tours se montrèrent plus menaçantes, il rapprocha son camp de celui de César ^, et il envoya à Bourges dix mille hommes de renfort, choisis dans les contingents de tous les peuples : car il ne fallait pas, disaient les Gaulois, que les seuls Bituriges eussent la gloire de vaincre César'.

Et de fait, même en cette matière des sièges où les Romains étaient passés maîtres, formés par quatre siècles d'expériences et les leçons des poliorcètes grecs, même en ce genre de combats qui exige surtout de la présence d'esprit, une attention soutenue et des connaissances techniques, les Gaulois d'Avaricum ne semblèrent point inférieurs à leurs adversaires. Tous les travaux et toutes les manœuvres de l'attaque furent gênés ou déjoués par la défense. Pour détourner les légionnaires de la construction de la chaussée, c'étaient des sorties jour et nuit; pour arrêter ce redoutable boulevard de terre et de bois qui s'avançait lentement vers le pied de leur muraille, les assiégés s'efforcèrent tantôt de l'incendier % tantôt de le saper par des galeries souterraines, et les mineurs bituriges rendirent à cet égard de fort bons offices ^ Quand il fut achevé malgré tout, que les soldats romains, arrivés enfin au contact des remparts, firent les premières tentatives pour les ruiner, arracher ou briser les pierres avec les faux ou les béliers ^ alors, chose inouïe, les Gaulois mirent en mouvement, non plus des hommes, mais des machines : du haut de la muraille, des câbles puissants, descendus et remontés à l'aide de treuils, vinrent à

2. Les deux faits, qui se suivent (18, 1), se déterminent sans doute, cf. p. 444, n. 5.

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