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i50 VERCIXGETORIX : LA VICTOIRE.
l'improviste saisir, tirer et enlever les enjoins des légionnaires*; et ceux-ci reculaient en même temps sous les décharges de pierres, de poix bouillante, de pieux aiguises au feu^. César dut mettre son principal espoir dans ses deux grandes tours ^ qui dominaient de leurs hommes et de leurs machines la terrasse du rempart ennemi. Mais les Gaulois eurent le courage d'exhausser leur enceinte, c'est-à-dire qu'ils dressèrent sur leur muraille même des tours rivales de celles de César, blindées de cuir, reliées entre elles par un plancher continu* : et cela forma un second rempart par-dessus le premier. Au fur et à mesure que les Romains élevaient leurs bâtisses, en face d'elles grandissaient celles de l'ennemi^. — Le proconsul s'émerveillait de ces choses. Après les Belges d'Ambiorix^ c'étaient les- Celtes de Vercingétorix qui se formaient à la science des^ hommes du Midi. Car cette race, disait César à ce propos, excellait dans l'art d'imiter, et savait profiter des leçons qu'on lui donnait'. En ce moment, c'était de Vercingétorix qu'elles venaient, et, du milieu des combats, le rot des Arvernes continuait l'éducation de son peuple.
Ne pouvant rompre, saper ni escalader la muraille. César se résolut à surhausser son boulevard, de manière à mettre la chaussée à peu près de niveau avec le sommet du rempart gaulois* : ses hommes combattraient ainsi presque de plain-pied