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plus proche le remplaça, et tomba de la même manière. Il en vint un autre, puis un quatrième : et pas une seule fois le poste ne fut déserté. — Le combat dura toute la nuit. Il fallut ramener près du camp les tours romaines, dont les blindages étaient consumés. On dut même opérer une tranchée dans le boulevard pour empêcher le feu de s'étendre. Mais sur le matin, César était vainqueur ; et les brèches se réparèrent aussitôt*.
Les dernières heures arrivaient pour les assiégés. Vercingétorix voulut épargner à ses hommes une lutte inutile : il leur donna l'ordre de quitter la ville la nuit suivante, et de rallier son camp. Mais les clameurs des femmes donnèrent l'éveil à l'ennemi : les assiégés se résignèrent à la rencontre suprême et à la mort ^
Le lendemain, César, sur la chaussée réparée, avança une des tours et l'approcha de la cité \ La plate-forme du boulevard touchait presque le haut du rempart*. Il n'y avait plus qu'à procéder au combat. Le proconsul profita d'une tempête, qui survint ce jour-là, pour le préparer à l'insu de l'adversaire, sous les baraques et dans le camp^ Surpris par l'orage, les Gaulois se relâchaient de leur surveillance, et, ne voyant plus l'ennemi, ne l'attendaient pas^ Sur un signe de César, les légionnaires coururent à l'attaque, et, tour contre tour, boulevard contre muraille, les ouvrages opposés furent assaillis et occupés \ Les assiégés se replièrent dans la ville, et, formés en carré aux carrefours et dans la place publique *, ils s'apprêtèrent à vendre