IX. — LE LENDEMAIN DU SIÈGE; PROGRÈS DE VERGINGÉTORIX
C'était, depuis l'ouverture de la campagne, la première franche défaite que César infligeait à Vercingétorix^ Le Gaulois avait perdu plusieurs milliers d'hommes, et parmi les meilleurs ^• la nation des Bituriges lui échappait; et il voyait détruire sous ses yeux une des villes les plus célèbres de la Gaule.
Un nouveau malheur le menaçait, le désespoir de ses soldats. Les Romains disaient et répétaient des Gaulois que le moindre revers les abattait comme des femmes^; Vercingétorix le savait aussi : et le lendemain de la défaite, avec les scènes prévues de larmes, de colère et de révolte, lui parut aussi dangereux que la défaite elle-même ^ — Mais sa prudence et son courage lui épargnèrent tous les ennuis : et, ce jour-là, par la seule
1. 28, 2-3 : cette fois, César pouvait utiliser ses cavaliers (cf. p. ii% n. 4).
3. Aon setate confectis, non mulieribus, non infantibus pepercerunt, 28, 4; Dion, XL, 34, 4.
4. Le siège a duré 27 jours (24, 1, cf. 27, 1), au moment des froids, pluies et bourrasques (24, 1 ; 27, 1) : cela nous ramène à la période de 20 mars-20 avril, ce qui correspond à la chronologie antérieure (p. 441, n. 7). Cf. Dion, XL, 34, 3 :