César, III, 19, 6; cf. t. II, p. 423, t. I, p
8. Veritus ne qua in cas^tris ex eorum (les fugitifs) concursa et misericordia vulg 'cf. p. 439, n. 2] seditio oreretur, 28, 6.
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force de son caractère, il remporta sa plus belle victoire sur ies hommes.
Il ne lui vint pas à la pensée de commander la retraite : inviolable dans son camp\ il garda devant César l'attitude d'un chef qui ne se sent point vaincu. Le soir de l'assaut, il posta sur la route ses familiers et les chefs des cités ^; et quand, dans la nuit, les fugitifs se présentèrent, ils furent recueillis en silence, et rendus aussitôt à leurs corps respectifs : point d'attroupement ni de tumulte, le camp demeura dans l'ordre et le calmée — Au matin, le conseil fut convoqué. Vercingétorix s'y rendit tel qu'à l'ordinaire, et, la démarche tranquille et assurée, il passa devant les rangs de la multitude sans détourner la tête ni éviter les regards*. En face des chefs, il prit hardiment la parole, et, suivant son habitude, il expliqua d'abord les causes et la nature de la défaite. — Il l'avait bien prédite : les Gaulois étaient incapables de défendre des murailles contre les machines de Rome : si l'ennemi avait vaincu, c'était par plus de science \ ]\Iais ses avantages ne dureraient pas ®. Et Vercingétorix énuméra aussitôt ce qu'il y avait à faire, ce qu'il demandait aux uns, ce qu'il attendait des autres '. Peu à peu, oubliant le passé, tout entier aux projets de l'avenir, il s'exalta de nouveau dans l'espérance, et, la pensée à demi perdue vers de lointains mirages, il lança ses auditeurs à sa suite. Devant ces hommes vaincus et désolés ^ à quelques pas de César triomphant et d'Avaricum regorgeant de cadavres, il montra au loin la Gaule reprenant sa liberté, s'unissant en une commune patrie, victo-