LA CAMPAONR DE LABIENUS AUTOUR DE PARIS
et il descendit la livo gaucho de l'Yonne et de la Seine'. Son objectif était Lutèce-. De là, il menacerait les insurgés d'entre Seine et Loire, Garnutes, Aulerques et Armoricains ; de là, il contiendrait ceux de la Belgique, Bellovaques et Trévires, Comm et Ambiorix. La situation de Paris en faisait le centre naturel des opérations contre les peuples du Nord^
Dès la sortie de Sens, Labiénus se trouva en pays hostile. Personne n'obéissait plus à César au nord de la Seine. Dans l'île de MelunS dans celle de Lutèce, des places fortes ennemies assuraient la jonction entre les Celtes et les Belges*. Des troupes nombreuses de combattants arrivaient de l'Ouest pour s'opposer à la marche du légat ^ Si la blessure de Comm et l'orgueil militaire des Bellovaques retardaient la prise d'armes de la Belgique', elle avait en fait reconquis l'indépendance. Les belles constructions romaines des journées de gloire, la redoute sur le Rhin, la flotte de Boulogne, n'étaient plus que d'inutiles objets ^ et sans doute déjà des ruines abandonnées. Labiénus avait à refaire toute l'œuvre des cinq années précédentes. — Pour aller plus vite, il évita Melun, et arriva devant l'Essonne, où commençait le territoire des Parisiens ^