‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 601 sur 776 · FAUTES ET MÉCOMPTES DE CÉSAR · texte numérisé non relu

FAUTES ET MÉCOMPTES DE CÉSAR

La première faute de César fut de n'emmener avec lui qu'un

secourir (par la rue de Sèvres?), puis, s'apercevant de la déroute, se sont rejetés sur une colline (je vois d'abord Montparnasse) ; VII, 62, 8. La colline de Vau^irard ; Napoléon III, p. 327, et Houssaye, p. 67; Montrouge : de Saulcy, p. 34. Au reste, tout cela forme le même système de collines.

1. VII, 62, 9. Les collines et les bois de Clamart et Meudon?

2. Vil, 62, 10. C'est à tort, semble-t-il, que Dion (XL, 38, 4) parle d'une occu pation de Lulèce.

3. Ouvrages spéciaux : Symeon [Symeoni], Description delà Limagne, Lyon, 1561, p. 83-8 [traduction du Dialogo pio, Lyon, 1560] (première enquête sur le terrain); Villevault, Disc, mémorable du siège, etc., 1589; d'Anville, Notice, p. 349 et suiv. ; de Caylus, Recueil, Y, 1762, p. 281 et suiv.; Pasumot, Diss. topographique sur le siège de Gergovie : 1° dans les Mémoires géogr., etc., 1765: 2° réimpression, en 1810-13, dans les Diss. et Mém., etc., par Grivaud (le premier bon travail sur le terrain); Dulaure, Descr. des princ. lieux de France, V, 1789, p. 316 et suiv.; Legraiid [d'Aussy], Voyage, l, an lll, p. 60 et suiv. ; Mérimée, Notes d'un voyage en Auvergne, 1838, p. 317 et suiv.; Ad. Michel, Diss. sur remplacement, etc., dans les Tablettes hist. de l'Auvergne, IV, 1843, p. 301 et suiv. ; anonyme dans Morgenblatt, 3, 4, 5 el 6 déc. 1844, n°' 290-3; d'.\igueperse. Une Visite à Gergovia, Lyon, 1847 (Arch. de la Soc. litt.); Vial, Mém. sur Gergovia, Clermont, 18.j1 (Annales de l'Auv., XXIV); Fischer, Gergovia, 1855 (en allemand; abrégé sous le titre Encore Gergovie, 1856, Ann. de l'Auv., XXVIII, 1853); de Lacombe, Le Spectateur militaire, IV s., XXVI, 1859, p. 321 et s. (avec un excellent plan de Saint-Hypolite); Olleris, Examen des div. opinions émises, etc., Clermont, 1861 (Mém. de l'Ac. ... de Clermont-Ferrand, n. s., III) ; Nadeau, Voyage en Auvergne, 1862, p. 262 et suiv. ; Mathieu, Vercingétorix et César à Gergovia, Clermont-Ferrand, 1862; le même, Nouvelles Observations, etc., -l/ém. de l'Acad. de Clermont, n. s., VI (XXXVII), 1864; Steinberg, Gergovia, Philologus, XXXllI, 1874, p. 449 et suiv.; Bouillet, entre autres Statistique du dép., 1846, 2' éd., p. 36 et suiv., elMém. de l'Acad. ...de Clermont-Ferrand, n. s., XVII (XLVIII), 1875; Paul, Belagerung von Gergovia, Philologische Wochenschrift, III, 1883, c. 557 et suiv. — Je ne crois pas que l'identité de Gergovie et du puy de Merdogne (ancien nom de la montagne) ait été sérieusement discutée, sauf par l'iiypercritique Lancelot (Mém. ... de l'.A.c. des ïnscr., VI, 1729, p. 635 et suiv.), et, chose étrange! ses doutes assez ridicules ont indueiicé Ukert (II, II, p. 396 et suiv.), Forbiger (III, p. 167-8) et Reichard (Snmmhing, 1836 [écrit vers 1820], p. 114), qui place Gergovie à Jargoau Le Moyen Age et la Renaissance ont pensé souvent à Clermont. — L'identité

peu plus de la moitié de ses troupes'. De ses dix légions, le mois précédent, il en avait gardé huit pour la guerre de Berry; et, bien que ce fût pays facile, elle s'était prolongée au milieu d'ennuis de tout genre'. Et maintenant, il se privait de deux légions de plus, des vétérans de la VIP, de son meilleur officier^, alors qu'il s'engageait, en Auvergne, dans la plus audacieuse de ses campagnes. Tout ce qu'il avait devant lui était danger nouveau : un pays inconnu, couvert de montagnes, de forêts et de citadelles; un chef ennemi toujours plus fort, plus confiant, plus maître de ses hommes*; Vercingétorix manœuvrant sur le sol qui lui était familier, excité et inspiré par la présence de ses dieux, de ses ancêtres et de sa demeure; et, pour soutenir les efforts des résistances humaines, la forteresse imprenable de Gergovie.

Il fallait vraiment que César n'eût envoyé personne en reconnaissance, et qu'il ignorât singulièrement les lieux et les chosesde la Gaule centrale. Devant Bourges, il avait eu besoin d'un mois et de huit légions : et Bourges ne présentait que deux mille mètres de muraille, elle s'élève peu au-dessus de la plaine, et les Romains purent mettre leur chaussée d'attaque presque de plain-pied avec le chemin de ronde ^ — La muraille de Gergovie se développait sur près d'une lieue de pourtour; le plateau qui la porte se dresse à 744 mètres d'altitude, de 300 mètres plus haut que les vallons qui l'entourent ^ Pour atteindre le rebord de

résulte : 1" du rapport exact du pays avec le texte des Commentaires, et pour Tensembie des marches, et pour le détail des positions; 2° de la permanence du nom {Ginjoia, Ginjia, Gergoia, Gergobia, Gergoye, etc.), qui du reste s'est fixé, non au village (Merdogne, nom changé en Gergovie par décret du 11 janvier 186ii), mais ù la ferme (Baluze, //l'st. ... de la Maison d'Auvergne, 11, 1708, Preuves, p. 62; Lebeuf, Hisl. de l'Acad. des Inscr., XXV, p. 139; Coliendy, Annales de l'Auvergne, XXVll, 1854, p. 300-2; etc.).

1. Cf. p. 458-9 : il a avec lui les Vlll°, X% Xlll" légions (p. 475 et suiv.), et troisautres, [x-nl-élre la 1X% la XI' {conlra, p. 400, n. 5) et la 1".

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