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SIKOH \)K riRRdOVIE : FAUTES ET MECOMPTES DE CÉSAlt. 407
ce plateau, il faut, au nord, au sud et à l'est, soit escalader des parois basaltiques rudes et glissantes, soit gravir les gradins escarpés et pierreux de terrasses successives*. Au couchant seulement, un chemin de montagne conduit à la plate-forme (le la ville; mais, avant de l'atteindre, il s'engage sur un col étroit, obstrué de bois, bordé de deux ravins profonds (col des Goules)-. Contre cette masse énorme et confuse, les anciens procédés de siège n'étaient possibles qu'au prix de grands sacrihces. L'escalade? elle exigerait des milliers d'hommes, échelonnés en plusieurs rangs contre un côté du rempart, se poussant et se soutenant sans faiblir sur mille mètres d'assauts La chaussée d'approche? je doute qu'on pût la bâtir, en toute sûreté, sur le col périlleux de l'ouest*. Le blocus? les lignes devraient tantôt suivre des fonds de vallons, tantôt monter et descendre des croupes rocheuses, cela sur un développement de cinq lieues. Et, pour combattre ou construire, César ne disposait que de six légions et de quelques cavaliers, 30000 hommes, Ij, moitié du chiffre nécessaire ^
Vercingétorix dut se rendre compte de ses avantages. Contrairement à sa tactique d'Avaricum, il n'hésita pas à concentrer son armée sous les murailles de Gergovie*. Mais il se garda de l'enfermer dans l'enceinte. Il multiplia, en dehors de la ville, les ouvrages et les postes avancés, de façon à reculer et à étendre le plus possible les lignes que bâtirait l'ennemi. Pour se