Cf. p. 468, n
2. 30, 1 ; 55, 2, 3 et 5. — Noviodumim, plus tard Nevirnum, est bien Never.'<, comme on l'a cru dès le Moyen Age (Aimoin, //. Fr., pr., 4). C'est tout à fait à iort qu'on a essayé, notamment ces dernières années, de le placer ailleurs (à Nogent près de Decize, Meunier, L'Emplacement de Noviodunum, etc., NeviMS, 1907, extrait de la Revue du Nivernais).
3. 37, 7-; 34, 1 : César les destinait à garder les postes sur la route et à assurer les communications avec Nevers.
5. Cf. 36, 1, qui indique bien sa résolution de bloquer la place.
7. 36, 7; Dion, XL, 36, 4. Il m'a semblé (ainsi qu"à d'autres) que c'était la prise de La Roche-Blanche que racontait Poiyen (VIll, 23, Kl) : tout le texte, depuis Aôçoç, se rapporterait à La Roche et non à Gergovie : les bois épais de gauche, où César cache une partie de la colonne d'attaque, seraient ceux de Julia et Jussat; la montée étroite cl rude, (|ue César gravit, serait In montée par Donnezat.
8. 36, 7 : César dit fossam dupliceni duodénum pedum, ce (jui semble indi(|U('r deux fossés de 12 pieds chacun; les fouilles ordonnées par Napoléon 111, en 1862, onl constaté l'existence de deux fossés larges de 6 pieds chacun, i)rofonds de 4 pieds (p. 305 et pi. 22). — La Roche-Blanche a été proposée pour le jjetil camp par Pasumot (réimpr., p. 100), reprise par Mérimée, Vial, von Cœler et Fischer, et généralement suivie depuis. — Les hypothèses (jui le placent au nord sont inadmissibles (p. 468, n. 7), et, quoir|ue moins invraisemblables, celles de l'osl (la butte d'Orcet, .Mathieu, Verc, p. 89).
SIÈOK DE (ilClir.OVIE : FAUTES RT MECOMPTES DE CESAR. 471
Tossés el de redoutes que César devrait construire pour investir toute la montagne*.
Or, au moment où il commençait cette œuvre colossale, les Éduens, travaillés sans relâche par les émissaires de Vercingôtorix, se décidaient à la révolte. Un complot fut tramé entre le magistrat même et le chef de l'infanterie qui partait pour rejoindre César*. Quand celle-ci fut arrivée à quelque trente milles de Gergovie' (vers Serbannes?'), on lui fît croire que le proconsul avait massacré les cavaliers éduens de son entourage, •et on la décida à de sanglantes représailles. Les Romains qui l'accompagnaient furent égorgés sur-le-champ, et, par tout le pays éduen, coururent des messages de guerre ^ Au lieu du renfort nécessaire, c'était un nouvel ennemi qui arrivait aux Romains ; ils seraient bientôt bloqués et affamés dans leurs camps.
César fut alors merveilleux de sang-froid, de décision, de courage et de promptitude. Il apprit la nouvelle vers minuits Au matin, il quittait le camp avec quatre légions et les cavaliers éduens, et marchait vers l'armée rebelle Ml la rencontra à vingtcinq milles du camp * (à Randan?'), et aussitôt, défendant de combattre, il fit avancer les Eduens de son escorte. Les fantassins révoltés virent qu'on les avait trompés, et jetèrent bas les armes'". César accorda trois heures de repos à ses hommes, et,
1. Je ne serais pas surpris qu'il eût dès lors rappelé Labiénus (p. 463).
2. VII, 37 : ce chef s'appelait Litaviccus, cette petite armée était accompagnée de convois de vivres et de citoyens romains faisant route vers César (38, 9). On attribue d'ordinaire à ce chef les monnaies Litavicos (Gab. des Méd., n°" 5057-79).
4. Sur la route directe de Bibracte à Gergovie (accepté par von Gœler, p. 273, Napoléon III, p. 306). II est possible que ce soit dès Vichy, au passage de l'Allier.