Idoneo loco, 53, 1. Le puy de Marinant? G. 53, 2 et
torix ne bougea pas '. Il était résolu à ne point provoquer les légions en retraite, craignant sans doute un de ces combats désespérés qui rendent parfois la victoire à une armée aux abois. Mais il multiplia autour d'elle les ennuis et les périls : déjà, ses cavaliers avaient pris les devants sur la route de César, et ils tentaient un dernier effort pour soulever les Eduens -.
Le Romain fit diligence, gagna en trois jours l'Allier et le pont de Moulins ^ Il avait hâte de passer ensuite la Loire et d'arriver à Nevers, pour y rejoindre ses bagages, ses chevaux, son trésor et le camp des otages *. Mais l'ennemi l'y devança, grâce à une nouvelle faute du proconsul.
Les deux chefs de son escorte éduenne, Yiridomar et Eporédorix, étaient de jeunes ambitieux, habiles, rusés, retors, qui, jusque-là, avaient rendu quelques services à César ^ Quand ils virent que les choses tournaient mal pour lui, ils n'eurent plus que le désir de le lâcher, et d'exploiter pour leur compte la révolte éduenne. Le proconsul espérait encore l'éviter à force de concessions : et, les deux traîtres s'étant offerts pour l'empêcher, il leur donna congé, bien qu'il se défiât d'eux ^ Cela lui coûta Nevers.
Viridomar et Eporédorix coururent, devant lui, à Nevers, égorgèrent les soldats et les marchands de la garnison romaine, se partagèrent l'argent et les chevaux, enlevèrent et détruisirent les vivres, et expédièrent les otages à Bibracte^ C'était pour le Romain un nouveau désastre, plus fâcheux que le premier.