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5. C'est vers ce moment que fut promulguée la lex Pompeia de provinciis, qui est la première menace directe contre les pouvoirs de César, suivie peu après de l'interdiction des candidatures d'absent (p. 320, n. 4).
6. 11 semble bien que les opérations militaires aient été suspendues un mois environ, en juin-juillet, et que César ait passé ce temps chez les Rèmes ou plutôt chez les Lingons (p. 495, n. 1). On peut supposer, vu qu'il avait dix légions et plus
' à nourrir, qu'il s'est installé au centre d'un pays à la fois sûr, bien défendu et fertile, y attendant, si possible, la moisson. Je songe à Langres (cf. t. II, p. 523).
parait : c'était le manque de cavalerie. La remonte avait été détruite à Nevers'; les escadrons éduens étaient passés aux révoltés^; il ne lui restait plus que les chevaux de Tétat-major, de l'intendance et des rengagés \ Et l'innombrable caTalerie ennemie allait battre la campagne autour des légions \ Pour parer au mal, le proconsul envoya louer des cavaliers chez les Germains des bords du Rhin^ Il en vint un bon nombre, mais, comme leurs bètes étaient médiocres, on leur donna les montures des Komains. Avec les cavaliers, il arriva aussi de Germanie une troupe de cette infanterie légère qui combattait au milieu des chevaux*, et qui était redoutable aux meilleurs escadrons'.
Les légions s'étaient refaites chez les Lingons^ Elles levèrent enfin le camp, et prirent, vers la vallée de la Saône, le chemin du retour' (fin juillet?*"). César, dans quelques jours, aurait quitté la Gaule, protégé par son escorte de Germains. L'œuvre qu'il avait cru bâtir s'était écroulée de toutes paris.