cf. p
2. 62, 10; les mss. ont indiem, indie ou inde (Labiénus) ad Cœsarem pervenit : on a corrigé, avec assez de vraisemblance, inde die tertio.
3. Sur la route de la Loire vers les Sénons (36, 5), à quelque distance au sud de Sens (62, 10). — On a supposé, sur cette route : Joigny (Napoléon III, p. 329 1; le confluent de l'Armancon et de l'Yonne à Larocbc, (Compton, édit. anglaise du livre Vil, p. 101); Saint-Florentin (Rossignol; cf. p. 495, n. IV, Nevers (Creuly. Carte, p. 87). En dehors de cette roule (donc, impossible) : Troyes (von Gœler. p. 290), Tonnerre, etc.
4. Vil, 03, 7 et 60, 2. Peut-être aussi les Leu(iues (cf. p. 516, n. 2).
5. l'iutarque, Ponipi'e, 55 : la date du l" noùt (caleudrier |)UÎilic, même date du calendrier julien, système Le Verrier) n'est pas absolument sùrc. Cf. Drumanu, III, 2" éd., p. 323.
(1. IMutarque, Caton, 49. — Pour comble d'ennuis, une incursion d'illyrieuj
CÉSAR S'A'.MMIHTE A Ql-'ITTEH LA OAULE. 483
Mais il lesUiit eiu'ore à (.ésar ilu temps et des forces pour réparer ses défaites. Ses pouvoirs n'expiraient pas avant l'année 50'. Jusque-là, il garderait ses trois provinces et ses dix légions, sa X* toujours intacte, et des officiers comme Labiénus. Avec de tels hommes, un chef tel que lui, en moins de deux ans, pouvait peut-être dompter la Gaule. Son devoir était en tout cas de l'essayer. Il avait imposé cette conquête à sa patrie : il fallait, jusqu'à la fin de son proconsulat, qu'il s'y consacrât corps et âme.
Cependant, je ne suis point sûr que sa résolution fût alors de reprendre cette tâche de conquête'. S'il l'avait voulu, il serait resté à Sens, à Langres ou à Reims, au milieu ou à portée de ses alliés, à l'affût des divisions qui renaîtraient dans la Gaule. Mais il redouta, s'il restait si loin de ses provinces, d'être séparé d'elles, de l'Italie et de Rome, de manquer de vivres et de renforts \ de livrer la Narbonnaise aux entreprises de Yercingétorix*, et, ce qui sans doute l'épouvantait le plus, d'abandonner le peuple romain au consulat de Caton^ Et il résolut, dès que son armée aurait pris un repos suffisant % de regagner la vallée du Rhône et de repasser la frontière. Sa province une fois en sûreté, les routes de l'Italie ouvertes à ses messagers, il verrait quels ennemis il voudrait combattre.
Une chose 1 inquiétait surtout pour la retraite qu'il pre-
iévasta le territoire de la colonie de Trieste (^'III, 24, 3) : tout ce côté était, depuis 58 (p. 202), complètement dégarni de troupes de ligne.