I. — MÉCONTENTEMENT DES ÉDUENS
Les premiers dangers qui menacèrent l'œuvre de Vercingétorix, vinrent, non pas de César, mais des Gaulois eux-mêmes.
La rapide fortune du jeune roi, le retour des Arvernes au pouvoir suprême, excitèrent la colère du peuple éduen et de ses chefs. Celui-là, « le premier » de la Gaule sous la domination de César, se voyait relégué au second rang^ : l'indépendance avait amené l'hégémonie de la nation rivale. Et quant à ses chefs, Eporédorix, Viridomar et les autres, ils devaient refréner pour longtemps leurs plus grandes ambitions ^ Jalousies d'individus, haines municipales, rivalités politiques, les rancunes humaines se dressaient toujours devant Vercingétorix triomphant et la
1. Bibliographie et sources, p. 418, n. I, p. 495, n. 1, p. 502, n. 7.