‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 64 sur 776 · Gf. p. 49 el · texte numérisé non relu

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7. Arnhifral (t. I, \). 253-4), l'Kmpiro arvcrne (t. II. p. ;)i:i-:;:)2), (".ollill ^l. III, p. 132 el suiv.), Vciriiigélorix (t. 111, [i. 421 el t.uiv.).

Li:S CIMIJUES ET LES TEUTONS. 53

De ces peuplades germaniques, les Cimbres et les Teutons furent les premières à courir le monde. Ils habitaient, on Ta vu, ces terres basses de la mer du Nord et de la Baltique, du Jutland et des îles danoises, d'où étaient sortis jadis les Celtes et les Belges-. Ils étaient, pour une part, leurs descendants. On verra combien ils leur ressemblaient ^ Et ce sont des causes pareilles (jui les firent partir.

Leur domaine étoit, du sol germanique, la portion qui s'avançait le plus vers la mer, c'est-à-dire celle que les marchands visitaient le plus et que les étrangers ignoraient le moins. Sur ce rivage se recueillait l'ambre, la plus précieuse

i. Pour tout ce qui suit : Ceilarius, De Ciinbris et Teutonis, 1701 (Diss., II, p. 488 et s.); Johann Mùller, Belhini Ciinbriciim, Zurich, 1772; Brœmmel, Der Kainpf der Rœmer mit den Kinibern und TeiUonen, Bàle, [1829]; Herm. Millier, Die Marken des Valerlandes, 1, 1837, p. 131 et suiv., et les notes; Schiern, Origines et mifjrationes Ciinbrorum, Copenhague, 1842; Horkel, Die Geschichtschreiber der dcutschen Urzcit, I, 1849, p. 27 et suiv.; Ain. Thierry, II, 1. V, ch. 1; Moinmsen, Rœm. Gcschichtc, II, p. 159 et s.; Pallmann, Die Ciinbern und Teutonen, Berlin, 1870; Sepp, Die Wandcrung der Cimbern und Teutonen, Munich, 1882 (thèse de Wurlzbourji); Mullenhoiï, Deutsclie Altertumskunde, II, 1887, p. 112-189 (1872), p. 282-303: Desjardins, H, p. 302 et suiv.; Zippel, Die Heimat der Kimbern, Kœnigsberg, 1892; MarcUs, Donner Jalirbiiclicr, XCV, 1894, p. 29 et suiv.; von Peucker, Wahderung iiber die Sdduchtfeldcr der deulschen Urzeit. 2° éd., 1893, p. 10 et suiv.; Ilelbling, Der Zug der Cimbern und Teutonen, Winterthur, 1898 (thèse de Zurich) ; Ilim, art. Cimbri apud Wissowa, III, II, 1899; Matthias, Ueber die Wohnsitze und den IS'anien der Kimbern, Berlin, 1904; Wilke, U'o lag die Heimat, etc., Deutsche GeschichtsbUitter, VU, 1906, p. 291 et suiv.; et tous les ouvrages cités p. 43, n. 2, et p. 71, n. 6. — Il semble qu'il faille distinguer deux groupes de textes au sujet de ces guerres (cf. p. 89, n. 4, p. 90, n. 6) : ceux, en première ligne Plutarque, qui proviennent de Posidonius (cf. p. 01, n. 2 et 3, p. G5, n. 1), et les textes latins, qui, par Tite-Live, doivent venir d'annalistes, Clodius Paulus (p. 64, n. 3), Valérius Antias (p. 66, n. 3, p. 68, n. 3), les mémoires de Catulus (p. 88-91); voyez l'étude des sources faite par Mùllenholf, II, p. 12G-153, et Helbling, p. 6 et suiv.

3. Par là s'explique la facilité avec laquelle tous les contemporains les ont identifiés avec les Gaulois ou les Celtes (Gic, De oratore, II, 06, 266; De prov. cons., 13, 32; Salluste, Jug., 114; Appien, III., 4; cf. p. 92, n. 3). Remarquez les analogies de leur armement (p. 55) avec celui des Gaulois (t. I, p. 348-355, t. Il, p. 192-8). II ne me paraît pas y avoir de différence entre les noms d'hommes gaulois et ceux des chefs teutons {Teutobodus, var. Teuto vocatus, Teutobocchus, Teutobocus; Florus, I, 38, 11; Orose, V, 16, 12) et cimbres {Boiorix, Lugius, Claodicus, Cxsorix; Orose, id., 20; Florus, id., 18; Plut., Mar., 25).

denrée qui sortît du pays des Ilyperboréens ' ; là finissait l'Elbe, la grande voie commerciale de l'Allemagne, et cette route était gauloise à son origine-, suève dans son cours moyen % et, à son débouché sur la mer, regardait l'île de Bretagne. Pythéas le Grec avait autrefois visité ces parages '^i et c'était sans doute, le long des plages de l'Océan et des rives du grand fleuve, un mouvement continu de barques et de trafic^.

Cette situation privilégiée, ce contact avec des hommes très divers, avaient fait des Cimbres et des Teutons des nations puissantes et nullement impropres à la vie civilisée*. Hambourg, Kiel et Copenhague, les endroits souverains du Nord, étaient sous leur dépendance, et sur leur cap avancé du Jutland, les Anciens purent chercher les colonnes d'Hercule du Septentrion'.

Certes, ils ne différaient pas d'aspect des autres Germains : leurs corps énormes à la taille splendide, leurs yeux bleus % leur force et leur audace surhumaines' rappelèrent aux Grecs ces hommes du Nord, derniers-nés des Titans '", dont parlaient leurs poètes, et qui avaient bravé jadis Apollon et Jupiter". La religion des Cimbres était, comme celle de tous les Barbares, impérieuse et sanguinaire '^ : ils n'avaient point de prêtres, leurs rois en tenaient lieu sans doute '^; le soin des sacrifices appar-

1. Cf. t. L p. 421, et Pline, IV, 07, XXXVI 1, 42. Gomme l'ambre frison cesse dVlre raenlionni! à partir de l'ère chrétienne, il semble qu'il se soit alors épuisé.

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