‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 649 sur 776 · LA RETRAITE SUR ALESIA · texte numérisé non relu

LA RETRAITE SUR ALESIA

déroute, il fît faire volte-face aux fantassins et les dirigea sur Alésia. Il prit la tète de la colonne, les bagages suivant à

et d'un jeton {Rev. num., n. s., VI, 1801, p. 253 et suiv.) au nom d'Alisia; 4" l'exjictc «•oiiforniilé des lieux avec les descriplions de ('ésar (p. 508 et suiv.); 5° l'adaplalion absolue des abords au récit des batailles (p. ")()(», 521 et suiv.); 6° le fait que Uiodore parle d'Alésia comme d'une cite sainte (t. II, p. 444-5), et que le lieu d'Alise lélait encore à répo(]ue romaine (C. /. L., 2872 et suiv., et les fouilles; cf. Pro Alcsia, ]iarail depuis juillet 19(10): 7° les découvertes faites lors des fouilles ordonnées par Napoléon III en 1802-5 (p. 505, n. 2, p. 509, n. 4, 5 et 0, p. 510, n. 1, 3 et 4, p. 511, n. 1 et 2. p. 512, n. 4, p. 530, n. 1). — L'identité d'Alisla et d'Alise a été acceptée durant le Moyen Age (p. ex., Heiricus, Vitas. Germ., IV, 259 et suiv.), et constamment depuis la Henaissance : | LenipereurJ, Diss. sur la ville d'Alyse, dans ses Diss. hist., 1700; trAnviile, Explication loiJixiraphiqiie du siège d'Alesia, dans les Eclaircissemens, 1741, p. 430 et suiv. (donne déjà les solutions essentielles); Guischardt [Quintus Icilius], Mémoires milHuires, 1, 1738, p. 225 et suiv., III, 1774, p. 491 et suiv.; de Lo-Looz, Recherches d'antiquités militaires, 1770, p. 52 et suiv., et Défense du chev. (le Folard, 1770, Bouillon, p. ati et suiv. (fait des réserves sur l'identification avec Alise); Vaccà Berlinfibieri, Examen des opérations et des travaux de César au siège d'Alesia, Luccjues, 1812; du Mesnil, A'otice sur Alesia, Le Spectateur militaire du 15 sejit. 1839. XXYII : et les tentatives isolées (en faveur d'Alais) ont été alors mal accueillies. L'intervention d'Alaise, lors de la crise d'hypercritique qui a sévi un peu partout à partir de 1835 (cf. p. 341, n. 8), a déterminé nombre de travaux en faveur d'Alise. Entre autres : Déy, Alésia, 1850 {Bull, de la Soc. des Se. de l'Yonne, X, II, 1856); Rossig-nol, Alise, Dijon, 1836 (dans les Mém. de la Comm. des Antiquités de la Cote-d'Or, IV, 1833-0: cf. Examen, id., V, 1857-00; etc.); M. A. Fischer, Heidelberger Jahrbiicher, L, 1837. p. 025-47; de Coynart, trois mémoires dans Le Spectateur militaire des 15 nov. 1830, 15 févr. et 13 oct. 1837, IP s., XVI, XVII, XX, et ailleurs; [duc d'Aumale], Alesia, Élude sur la septième campagne de Jules César en Giiule, dans la Revue des Deux Mondes du 1" mai 1838 (réimprimé à part, 1839); Prévost, Recherches sur le blocus d'Alésia, 1858; Deville, Considér. sur Alésia, 1839; Dansin, Une excursion à Alise, 1803 (extrait des Mém. de la Soc. des Ant. de Normandie, XXV); Fr. Lenormant, Mém. sur l'Alesia des Comm., 1870 (Mém. prés, par div. sav. à l'Ac. des Inscr., l" s., VI, l" p.): Goug:et, Mémoire, p. 38 et suiv.; A. de Barthélémy, Alésia, son véritable emplacement [Revue des questions historiques, II, 1867, p. 1 et suiv.); Mignard, Archéologie bourguignonne, 1874. — Pour Alaise en Franche-Comté (qui n'a aucun argument en sa faveur, pas même le nom, qui ne vient pas d'AUsia) : Delacroix, Alesia, Découverte, etc., Besançon, 1856, extrait des Mém. de la Soc. d'Émulation du Doubs, 11° s., VII, 1833 (point de départ de la controverse); le môme, ib., III, VII, 1862 (1864), IV, II, 1860 (1867), etc.; Desjardins (qui s'est rétracté, cf. Géogr., II. p. 094 et suiv.), Revue de l'Instruction publique, 12 juin 1836, 8 et 15 oct. 1857: le même, Alesia, 1839; Quicherat (le plus farouche défenseur d'Alaise), L'Alesia de César rendue à la Franche-Comté, Paris, 1857, etc. (cf. Mélanges, I, p. 473 et suiv.); Castan, Mém. de la Soc. d'Émul. du dép. du Doubs, IIP s., III, 1858 (1859), V, 1859-00 (1861), VIII, 1863 (1864), IX, 1864 (1865), etc.; Bial, La Vérité sur .ilise-Sainte-Reine, Paris, 1861 ; cf. le même. Chemins, etc., Mém. de la Soc. d'Ém. du Doubs, III, VII, 1862 (1864), p. 129 et suiv.; Fallue, Analyse, p. 205 et s., etc.; Sarrette, Alesia, dans les Mém. de la Soc. d'Émul. du Doubs, III, IX, 1864 (1865), p. 3 et suiv ; cf. le même, id., IV, IL 1866 (1807), p. 11 et suiv., etc. ; Toubin, id., III, II, 1837 (1838); Gallotti, id., IV, I, 1803 (1806) (attaque contre Alise); etc. — Le mémoire le plus caractéristique écrit contre Delacroix et Alaiso «st celui d'un Franc-Comtois, Clerc, Étude complète sur Alaise, Besancon, 1860.

504 VERGINGETORIX : LA DEFAITE.

l'arrière-garde et sans doute aussi le reste des cavaliers*. Tous montraient encore bonne contenance. Car César arrêta les siens au bord de la rivière, et jugea bon de mettre son convoi en sûreté avant de commencer la poursuite^. Elle lui prit la fin de la journée, et ne lui rapporta que la mort de trois mille traînards^. Dans la nuit, on perdit contact, et Vercingétorix ramena dans Alésia son infanterie intacte et bon nombre de ses cavaliers *.

La folle bataille rendait brusquement à César tous ses avantages. Elle le débarrassait de la cavalerie ennemie, elle sauvait la Province, elle lui rouvrait le chemin de la Gaule, et elle lui permettait, avant même la fin de l'été, d'en recommencer la conquête (juillet?^).

Mais elle ne lui donna pas une nat on de plus : cette conquête demeurait à refaire toute entière. Ni les Eduens ni les Arvernes ni aucune autre peuplade ne firent entendre des pro-

Alaise a encore des partisans attardés et Alise des critiques acharnés fcf. Azan, Bull, de la Soc. ... de Semur, 1905; voyez, contre lui, Chabeuf, Autour d' Alésia, 1906, extrait de la Société Bourguignonne de Géogr. et d'Hist.). — Pour Izernore dans l'Ain : Maissiat, III, 1881 (a lancé l'hypothèse en 1861); Gravot, Étude sur VAlcsia de César, etc., Nantua, 1862; Alexandre Bérard, Alésia Izernore, Lyon, 1907, et Alésia, Paris, 1908, etc. — Pour Novalaise en Savoie : Fivel, VAlcsia de César près de Novalaise, Chambéry, 18G6; Tessier, Aovalaise, etc. (conférences), Chambéry, 18G6; etc.

— Peur Aluze sur la route de Chalon à Autun : Bonneau, articles dans Le Progrès de Saône-et- Loire, 31 oct. 1906 et suiv., et Siège d'Aluze, 1907, Chalon-sur-Saône.

— Pour Alais : des Ours de Mandajors, entre autres, qui a été le premier, je crois, à lancer cette plaisanterie, Dissertations historiques, Avignon, 1712, p. 58 et suiv., etc. (cf., contra, Berlier, Méin. de la Comm. des Ant. de la Côte-d'Or, I, 1838-41).

— Pour le puy de Coreut, cf. t. II, p. 82, n. 2. — On a aussi, je crois, songé à Auxonne et à Luxeuil. -- Tout cela, y compris Alaise, est de la fantaisie.

1. VII, 68, 1. Route de Dijon à Alise par Bligny-lc-Sec (p. 496, n. 4).

2. Cela résulte de l'ordre des faits racontés 68, 2; les bagages et deux légions s'arrêtèrent in proximum collem (à Talant?). — Gouget (p. 32) croit qu'il s'agit de la colline où on se battit (p. 501, n. 10).

3. 68, 2 : évidemment parce que l'on était près d'une région difficile, les fortes pentes et les ravins boisés de la Côte d'Or.

4. 68, 1. Il a dû y arriver le malin, puisque César, qui y arrive allero die (68, 2; interprété à tort le troisième jour, Napoléon III, p. 337), trouve l'ennemi en état de défense.

5. La date résulte de ce que les opérations devant Alésia, qui ont dû durer six semaines (cf. p. 518), paraissent finies avant les mauvais temps de l'automne (p. 541), et de ce que la bataille eut lieu, semble-l-il, peu avant ou pendant la moisson (64, 3).

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