‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 658 sur 776 · VII, 72, 4 : platei · texte numérisé non relu

VII, 72, 4 : platei

7. VII, 72, 4 ; loricam pinnasque, les saillies qui encadrent les créneaux; 86, ?>.

8. VII, 72, 4 : Grandibus cervis eminentibas ad commissuras pluteoram al-^ue aggeris.

512 VERGINGÉTORIX : LA DÉFAITE.

l'ennemi'. Tous les quatre-vingts pieds', des tours s'élevaient sur la muraille ^ A sa base, devant elle, un fossé de quinze pieds de large, et par-devant, un autre fossé encore, d'ordinaire rempli d'eau*. En profondeur, en hauteur, en façade, en saillie, l'eau, le fer, le bois, l'osier et la terre s'entremêlaient pour faire obstacle et barrière. — Derrière ce rempart, c'étaient alors les légions en formation de combat, avec leurs machines de guerre qui portaient à 400 pieds jusqu'au fossé extérieur ^ avec leurs javelots, qui à 25 mètres® frappaient ceux qui arrivaient aux remparts, et avec leurs épées enfin, suprême ressource contre l'escalade. — Tout cet appareil de résistance, l'armée romaine l'eut en double, et contre les assiégés et contre l'armée de secours. Derrière ces deux remparts parallèles, elle circulait à l'abri, lelongd'Alésia impuissante. C'était comme une forteresse en couronne qui s'était bâtie autour de la montagne, fermant la plaine, barrant les rivières et les vallées, escaladant les pentes, dominant les crêtes des collines, et défiant d'un côté Vercingétorix et de l'autre la Gaule entière '.

Dans cette œuvre gigantesque, il n'y eut sans doute aucune partie qui fut vraiment originale, et l'œuvre propre de César. C'est par des lignes de ce genre que se firent tous les blocus des villes anciennes, chez les Grecs et chez les Romains; et si les assiégeants se trouvaient menacés par une armée de secours, ils répétaient les lignes du c(jté extérieur. Scipion Emilien avait entouré Numance de la môme façon que César entourait Alésia.

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