TIIAVAUX DE CESAR DEVANT ALESIA
lit je crois 4110 le siège fameux de la ville espagnole, conduit pur le plus liabile des poliorcètes de Rome, a servi de modèle à l'œuvre du proconsul des Gaules*.
Mais celui-ci osa faire concourir à la défense de ses lignes des choses très diverses, et notamment le système des pièges au ras du sol. Quand on les proposa à Scipion Emilien, le grand homme s'indigna' : car il faisait la guerre à des hommes et en soldat, et non pas en chasseur de bêtes. César n'éprouva pas ce scrupule, et on ne peut l'en blâmer. Il n'aurait jamais assez d'hommes pour défendre tous ses retranchements, s'ils étaient assaillis de partout'. Qu'on songe à leur immense étendue : quatre lieues du côté d'Alésia*, cinq lieues du côté de la campagne % soit vingt-cinq milles de front, et, pour les couvrir, quarante à cinquante mille hommes seulement ^ Les pièges à bètes n'étaient point de trop pour briser le premier élan de l'ennemi \
Car ce qu'on apprenait à César des desseins de son adversaire le frappait d'inquiétude. Vercingétorix avait donné l'ordre qu'on amenât contre les légions tous les hommes capables de tenir une arme\ Plus d'un million d'êtres allaient se répandre autour