VII, 74, 1 {XIV millia passuum
6. 11 a certainement dix légions (p. 409 et 458) ; il en eut peut-être une onzième (la Vr?), qu'on trouve avec César à la fin de l'année (p. 541, n. 6). Ajoutez les Germains (p. 484). 11 n'est pas parlé d'autres troupes. — César parait avoir divisé troupes et retranchements en cinq secteurs, cbacun avec deux légions et deux légats (secteur de la plaine, 81, 6; secteur du Réa, 83, 3; je suppose ensuite secteurs de la montagne de Bussy, du mont Pévenel, de la montagne de Flavigny); en outre, une légion et Labiénus pour la réserve (cf. 86, 1).
7. 11 est bien probable que, sur certains points, par exemple sur les terrains en pente, où la défense était plus facile ou leur installation plus malaisée, les pièges étaient plus rares ou manquaient (cf. p. 527 et 524).
8. VII. 71, 2 : Onmes qui per œtatem arma ferre possint, ad hélium cogant; 75, 1 : Omnes hos qui arma ferre possent.
G. JuLLiAN. — Histoire de la Gaule. III. — 33
:il4 VERCINGÉTORIX : LA DÉFAITE.
des lignes romaines et se ruer à l'assaut. Que cette multitude ne renfermât guère que de misérables combattants, dont cent ne valaient pas un primipile, César le savait bien, et aussi Vercingétorix, qui s'était toujours défié des grandes foules. Mais si le roi des Arvernes recourait maintenant au nombre, et rien qu'au nombre, s'il voulait une attaque aveugle, un assaut à la gauloise \ c'est qu'il savait également que ni l'infanterie d'élit& enfermée dans Alésia ni les meilleurs des soldats du dehors n'auraient raison des dix légions campées sur leurs murailles.il connaissait ses ennemis et ses hommes. Sa seule chance de salut^ le seul mo3'en de rompre la digue formidable bâtie par César,, ce n'était pas de tenter sur quelques points des brèches médiocres,, que la légion réparerait aussitôt : c'était de remplir et de submerger tout, fossés, remblais, camps et cohortes, sous hi montée continue de corps innombrables. A ce jour, où la guerresavante n'était plus possible pour le chef vaincu, Vercingétorix revenait aux vieilles pratiques de la nation gauloise. Et cette fois, à la différence de lajournée deDijon, il me semble qu'il a vu juste.