‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 676 sur 776 · cf. p. 530, n · texte numérisé non relu

cf. p. 530, n

7. 87, 5. Le groupement a pu se faire sur les bords de l'Oze, dans la plaino entre la rivière et les pentes du mont Héa; Labiénus dut avoir 20 coliortes du

LA DEHNIÈllR BATAILLE D'aLÉSIA. 529

les lignes d'eu bus, hùtail sa marche; derrière lui accouraient des cohortes et des cavaliers de renfort'; à sa gauche, en dehors des défenses, d'autres escadrons traversaient la plaine des Launies pour prendre à dos Vercassivellaun 'K La moitié de l'armée romaine se précipitait contre l'Arverne. — Les Gaulois du dehors n'essayèrent pas de venir à son aide. Dans la plaine, aucun d'eux n'empêcha la diversion qu'allaient faire les cavaliers de César. Pour les chefs éduens, le combat n'était plus qu'un spectacle.

A la vue du proconsul qui s'approchait, le manteau de pourpre flottant sur les épaules, Vercassivellaun n'attendit pas la charge de Labiénus, et, de la montagne, il précipita les siens sur les cohortes romaines^ Une formidable clameur retentit dans les deux armées, à laquelle de partout répondirent des cris sans nombre \ Le choc fut si rapide que les légionnaires ne purent lancer le javelot, et que le corps à corps commença aussitôt". Les rangs se mêlèrent. Soudain, sur les hauteurs du mont Réa, apparurent les cavaliers de César % et, pris entre deux dangers, les Gaulois reculèrent, mais pour se heurter aux chevaux qui arrivaient. Ils n'étaient déjà plus qu'une cohue en désordre,

secteur du mont Réa (p. 513, n. 6), 6 amenées avec lui et 14 tirées du secteur de la montagne de Bussy {quas [au lieu de qiiarum partem] ex proximis prœsidiis). — Tous les mss. ont xl. La correction xi me parait inadmissible.

i. 87, 4; 88, 1. César a dû retirer des cohortes d'un castellum du nord-est de la montagne de Flavigny (proximo castello) et les cavaliers du camp des bords de rOzerain (camp K, cf. p. 509, n. 6, p. 510, n. 1).

2. 87, 4 : il les a faits sortir des lignes par la porte du camp (K) des bords de rOzerain (cf. p. 509, n. 6, p. 510, n. 1) : il semble, en effet, qu'ils partent du même point que César (87, 4). — L'opinion courante, d'ailleurs plausible, est qu'ils sont partis de Grésigny(du Mesnil, p. 630; de Coynart, 2° m., p. 261 ; d'Aumale, Revue, p. 140; Napoléon "m, p. 352).

3. 88, 1 : De locis superioribus [le mont Réa] ha;c declivia et devexa [la descente des troupes du mont de Flavigny] cernebantur, etc. La bataille eut lieu surtout, je crois, à l'endroit indiqué p. 530, n. 1.

5. 88, 3 {omissis pilis, mss. a; je crois qu'il ne faut pas accepter la leçon dos mss. p, emissis; cf. p. 238).

6. 88, 3. Elles ont fait le tour par la plaine des Laumes et gravi le mont Réa par Ménétreux.

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à la merci des escadrons ennemis, Germains et Romains s'eiî donnèrent à cœur joie. On prit Vercassiveilaun; on tua Sédulius, chef et magistrat des Lémoviques ; 74 enseignes de guerre fu~ rent apportées à César '.

Pendant ce temps, Vercingétorix s'acharnait toujours contrele rempart des Romains-. Pas une seule fois, dans cette journée, il ne s'était arrêté de combattre. Après quarante jours de fatigues et de famine, ses hommes et lui furent encore admirables de force, de courage, de ténacité. Ils ne pouvaient s'arracher deslignes de César. Vercingétorix savait bien qu'il luttait pour la dernière espérance, et que c'était sa dernière heure de bataille.

Il fallut pourtant lâcher l'ennemi. D'en haut, les gens d'Alésia virent les premiers la défaite de Vercassiveilaun. Leurs clameursavertirent Vercingétorix. Et il reprit une dernière fois le chemin de la cité ^

Déjà, le reste de l'armée de secours avait quitté son camp*. Dans la nuit. César alla à sa recherche avec ses cavaliers, et il rejoignit l'arrière-garde "'. Les Gaulois, le voyant si peu entouré,, crurent facile de résister. Mais leur bonne contenance ne dura pas, et ce fut un nouveau massacre. Les autres se dispersèrent, chaque contingent regagna sa cité^ et l'immense multitude disparut, comme les fantômes d'une nuit de cauchemar'.

1. 88, 3 et 4. — L'importance des combats sur ce point explique la quantité d'armes, d'ossements et de monnaies découvertes (camp D : Napoléon III, p. 357^ 617 et suiv.; Pernet, Pro Alesia, 1908-9, III, p. 4G0, 472 et suiv.).

2. Plutan[ue, C, 27 ; 0-j yàp TrpoTspov YjffÔovTO rriv vtxr,v, etc.

3. Plutaniue, C, 27; César, 88, 5, semble résumer les faits détaillés par IMutarque.

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