et
2. 87, 5 : les ennemis doivent être entrés dans le camp des bords de l'O» p. (530, a. 1).
une indifférence qui était une forme de la trahison. — César et Labiénus purent donc, sans autre souci, s'attacher à leurs adversaires.
Contre Vercingétorix, le proconsul envoya Brutus et de nouvelles cohortes ^ L'Arverne avançait toujours. César expédia Fabius et d'autres troupes. Le chef gaulois ne céda pas^ Il avait devant soi, Labiénus mis à part, les deux meilleurs officiers de l'armée : ils ne purent rien contre lui. Alors César monta lui-même avec des troupes fraîches, et dirigea le combat contre Vercingétorix ^ Une fois encore, les deux rivaux luttèrent face à face, à portée de voix l'un de l'autre. En ce moment, presque toute l'armée romaine, légionnaires et légats, était concentrée contre les deux chefs arvernes, divisée en deux tronçons, que séparait une lieue de distance. — Mais l'arrivée de César rétablit les affaires sur le coteau de Flavigny : Vercingétorix, sans abandonner la partie, dut ralentir. Et le proconsul, rassuré suP ce point, put regarder du côté de Labiénus*.
Là-bas, sur les pentes du mont l{éa, le danger croissait de minute en minute, Labiénus cédait pas à pas. L'ennemi était entré dans les lignes ^ — Alors, laissant là Vercingétorix, César donna des ordres, et courut au secours de son légat \
Labiénus n'avait plus d'espoir que dans une trouée, la sortie en masse au pas de charge. Il ramena en arrière les défenseurs du rempart, les réunit aux garnisons des redoutes les plus voisines, put grouper ensemble quarante cohortes, la valeur de quatre légions, avertit César et se prépara'. Le proconsul, dans