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b44 LES DERNIERES RESISTANCES.
Au nord-ouest, les Romains ne reçurent d'Armorique aucune preuve de soumission. Les Aulerques se déclarèrent d'accord avec Comm et Correus'. A côté d'eu^^, Dumnac ne désarmait pas chez les Andes'; et chez les Carnutes, Gutuatr refusait d'abandonner la guerre dont il avait donné le signala Du Rhin à la Loire, le long de l'Océan et dans l'intérieur des terres, une ligne continue d'ennemis s'opposait à César.
Elle gagnait peu à peu vers l'ouest et vers le sud. Drappès le Sénon et Lucter le Cadurque s'étaient réfugiés auprès de Dumnac, et lui apportèrent le précieux concours de leur audace \ Les Romains avaient quelques amis dans le Poitou : l'un d'eux, Duratius, tenait Poitiers ^ iMais le reste du pays restait fidèle à la Gaule, et, au sud de la Vienne, le Quercy offrait aux défenseurs de la liberté ses admirables refuges, et Lucter était le maître dans sa forteresse d'Uxellodunum (puy d'Issolu?), imprenable comme Gergovie *.
Ces peuples, ces hommes et ces refuges n'étaient pas de médiocres dangers. César ne les abattra qu'à force de batailles et par la mort. Personne, parmi ces huit chefs, ne demandera merci. Tous ressemblaient à Ambiorix, avaient sa haine du peuple romain, son impérieux besoin de vivre libre. Aucun d'eux, à l'exception de Comm\ n'eut cette peur de la solitude qui dispose à toutes les faiblesses : Comm aimait à commander ou à plaire à des hommes, à vivre chef de peuple ou compagnon entouré*; les autres étaient devenus, comme Caton, des obstinés pour qui l'obéissance était le pire des malheurs". Ceux que César ne fit point péiir. finiront par mourir oubliés dans les
1. VIII, 7, 4. Dion (XL, 42, 1) ne parle que de Coinin ])our chef de la ligue.
■A. 38, .3; cf. 4, 2; ici, p. 418-9.