‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 698 sur 776 · PLAN DES NOUVEAUX CONJURÉS. 54S · texte numérisé non relu

PLAN DES NOUVEAUX CONJURÉS. 54S

bois ou les marécages qui furent leur dernier refuge ' : mais ils mourront en pleine liberté. Et, pour ne pas ressembler à la large ambition et au noble dévouement de Vercingétorix, leur farouche persévérance n'en fut pas moins une grande vertu. La Gaule connut toutes les manières d'aimer et de défendre la patrie.

Ce qui inquiétait surtout César, c'est que ces hommes continuaient à chercher des résolutions communes. Les pourparlers ne cessèrent pas de l'hiver-. On ne se bornerait pas à de petites guerres de partisans, mais on recommencerait la lutte générale, et sur un plan d'ensemble. Dans ce plan, ils s'inspirèrent à la fois des leçons de Vercingétorix et des souvenirs de sa défaite : plus de bataille, pas même de grandes armées; les cités combattant à part ou en groupes de quelques-unes, mais toutes en même temps ; les Romains obligés à diviser leurs forces, comme aux semaines de Gergovie; la lutte traînée en longueur, jamais suspendue ^ de manière à ce que la Gaule se trouvât encore en armes le iour, bientôt proche, où prendrait fin le proconsulat de César \

Ce furent de sages résolutions : mais elles venaient trop tard. La Gaule indépendante était réduite de moitié. Des nations qui restaient, presque toutes sortaient mutilées des dernières campagnes. Ceux qui les commandent sont des chefs improvisés plutôt que des rois ou des magistrats légitimes. Ce Drappès qui guerroie dans l'Ouest est un Sénon dont César a pour toujours soumis la cité. Comm TAtrébate, qui dirige la ligue bellovaque,

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