IV. — CAMPAGNES CONTRE LES CARNUTES ET LES BELGES
Les Carnutes, comme les années précédentes ', donnèrent le signal. César était à peine de retour à Bibracte, qu'ils assaillirent les terres des Bituriges *. Aucun autre peuple n'était prêt : ils se jetèrent follement sur les armes de l'ennemi.
En quelques jours, malgré les tempêtes de l'hiver, le proconsul mena deux légions ^ chez les Carnutes (février) ^ Il y avait moins d'un an qu'il avait traversé leurs terres et brûlé Orléans ' : déjà le pays se relevait de ses ruines, les villages, les forteresses,^ et Orléans même s'étaient rebâtis, tout reprenait vie*. A l'arrivée de César', ce fut une fuite générale dans les forêts de la frontière *°. Ces peuples de la Beauce et de la Sologne n'avaient pas de refuges assez forts pour lutter contre une armée". Les-
2. Bibliographie de la campagne contre les Belges : p. 242, n. 1, p. 547, n. 8.