V. — ROME AFFAIBLIT LES ETATS CELTIQUES
Mais, à la même époque, ces nations celtiques, contre lesquelles la Barbarie était impuissante, furent affaiblies et mena- •cées par le peuple romain lui-même.
On a déjà vu la ruine de l'empire formé par les Arvernes chez les Gaulois de l'Occident '. Au nord de l'Italie, les Romains gravissaient les sentiers des Alpes, assaillant et massacrant les tribus gauloises et ligures qui les gardaient". Sur la frontière <le l'Adriatique, ils franchirent les cols des Alpes Juliennes, attaquèrent ou tracassèrent le riche et pacifique royaume de Norique^ et s'ils lui laissèrent sa liberté, ce fut après lui avoir •imposé un traité et maîtrisé ses forces (115) \ Plus à l'est enfin, les gouverneurs de la Macédoine ne laissaient aucun repos aux Scordisques (117-109), dont le nom même finira par s'oublier ^
Des Pyrénées à l'Hémus, les contemporains de Gains Gracchus étaient sortis de la réserve que les Scipions s'étaient imposée à l'endroit des Barbares du Nord'', Partout, les expéditions avaient été fructueuses et la gloire facile. Ges peuplades celtiques allaient tomber comme une moisson déjà mûre enlrc les mains du sénat.
G'est alors que, par-dessus les Gaulois affaiblis, se présentèrent à nouveau les Cimbres, et que Home, pour la première fois, eut à combattre l'invasion germanique.
i. \>. 10 cl suiv.
2. Destruction, on 118, dos Stœni dans los Alpes de Brcscua (Titc-Live, Ep., 02; Oroso, V, 14,5). Guerre contre les Salasses du val dWoste, non suivie, seinl)Io-l-il, d'aniK^xion, en 143 (Tite-Live, Ep., HS; Orose, V, 4, 7; Dion Cassius, XXII, 74; Ohsériuens, 21), et colonisation d'ivrée en 101) (Velléius, I, 15).
3. Expédition de M. Émilius Scaurus en 115 contre les (idtli Karnci; C. l. L., I, l, 2' éd., p. 49; Aurélius Victor, De vir. ilL, 72, 7, Keil.