Avant la fin de l'été
4. VllI, 45 : aucune indication de temps ou de lieu; peut-être août (cf. 46, 1).
6. 46, 1-2. C'est à ce passage de César en Aquitaine, plutôt qu'à la campagne de r.rassus (p. 310), que je rapporterai l'épisode raconté par Florus (I, 45 [III, 10], 6) ; Aquitani in speluncis se recipiebant : jussit incladi. Dans le Béarn?
Lucter le Cadurque errait de retraite en retraite : mais l'Arverne Epasnact, fidèle ami de Rome, finit par s'emparer de lui et le livra au proconsul' : Lucter rejoignit Vercingétorix en prison, et, après avoir été le plus constant de ses frères d'armes, il fut sans doute égorgé à côté de lui, le soir du triomphe de leur vainqueur ^ Ambiorix se cachait dans les Ardennes^ Dumnac en Armorique*. Il ne restait plus, tenant la campagne, que Comm l'Atrébate.
Celui-là ne désespérait pas. A la tête de quelques cavaliers, il battait les routes de la Belgique, interceptait les convois de vivres, causait mille ennuis aux officiers de César", On lança contre lui Volusénus, le même officier qui, en 52, l'avait attiré dans un piège, et que le Gaulois détestait par-dessus tous les Romains ^ Cela rendit Comm plus acharné encore. Il parvint à isoler son ennemi, à le rencontrer face à face-, à le blesser grièvement d'un coup de lance'. Mais alors sa colère tomba, et, se sentant vengé, lassé de ses courses vagabondes, il négocia avec Marc-Antoine, qui représentait César en Belgique. Il ne demandait qu'une chose, c'est de ne pas être obligé à rencontrer un Romain : on la lui accorda. Il l'avait juré, et il trouva moyen de faire la paix sans violer son serment (vers novembre 51) '.
A peine réconcilié avec César, il le regretta. Il jugea vite, je pense, qu'il lui serait impossible de vivre en Gaule sans trouver des Romains à chaque pas. Et, comme on le laissait libre, il en