CESAR QUITTE LA GAULE
dans leurs quartiers d'iiiver, quatre en nelf,nque *, les six autres dans la Gaule centrale ' . Lui-niènie visita sa province de Narbonne, qui lui avait été si fidèle lors des dernières entreprises de Vercingétorix et de Lucter. Il alla de ville en ville, tenant ses assises, apaisant les dilïérends, déployant au grand jour sa reconnaissance \ Puis il revint chez les Belges, à Arras, où était son quartier général \ Il y inaugura sa dernière année de Gaule (1" janvier 50°), et y acheva la mauvaise saison. En été% quand il vit que tout resterait tranquille, il quitta
1906, 11" éd., par Meuscl, excellente. Ce sont les Commentaires de la guerre civile auxquels, plus qu'à ceux de la guerre des Gaules, s'applique la fameuse attaque do Pollion (p. 150, note); on en verra les lacunes et les inexactitudes plus ou moins voulues (p. 578, n. 5, p. 586, n. 4, p. 589, notes, p. 598, n. 1). — Plus que pour la guerre des Gaules, les autres sources permettent d'utiles rectifications et de nombreuses additions. — Ce sont Suétone (cf. p. 590, n. 5), Plutarque (id.), et Appien, qui suivent, comme à l'ordinaire, la même source (Asinius Pollion? cf. p. 151, note). — C'est, beaucoup plus, Dion Cassius (surtout p. 578, n. 5, p. 598, n. 1, p. 600, n. 8, p. 601, n. 5); cf. Grohs, Der Wert... des Cassius, thèse de Leipzig, ZiJllichau, 1884, p. 36 et suiv., et autres. — Et c'est surtout Lucain, inspiré, comme Dion, de Tite-Live, et la précision historique du poète, en ce qui concerne le siège de Marseille, est fort remarquable (notes des p. 584-590); cf. Singels, De Lucani fontibus, Leyde, 1884, p. 68 et suiv.: Ziehen, Lucan als Historiker, Berichte des Fr. D. Hochstiftcs de Francfort, 1890, p. 00 et suiv.; Revue des Et. anc, I, 1899, p. 301 et suiv., H, 1900. p. 329 et suiv. — Ajoutez, pour ce siège, les scholies de Lucain (p. 587, n. 7, p. 593, n. I, p. 595, n. 1 et 2, p. 596, n. i), qui viennent également, j'en suis convaincu, de Tite-Live. — Je ne crois pas qu'il faille négliger Li Hystore de Jalius César, de Jehan de Tuim, xni' s. (éd. Settegast, Halle, 1881), qui est, non un roman, mais un livre d'histoire, fait surtout à l'aide de Lucain, mais aussi de documents disparus, peut-être surtout de scholies au poète (p. 575, n. 10. p. 579, n. 5, p. 583, n. 5, p. 583, u. 8, p. 596, n. 2, p. 600, n. 2).
1. A Arras, sans doute pour contenir Comm et aussi à cause de la richesse en grains de tout le pays (cf. p. 564; VIII, 46, 4 et 7). — Nemetocenna et le Ncmetacum de Ptolémée (II, 9, 4) sont identiques : ce ne peut être qu'Arras, et ce me paraît une tentative oiseuse que de chercher Nemetocenna par exemple à Nampcel dans l'Oise (Lebeuf, Diss. ... du Soissonnois, 1735, p. 36; Peigné-Delacourt. Campagne de César contre les Bellovaques, p. 7, et Et. nouv., p. 37 et suiv.).
2. Deux chez les Turonsà la frontière des Carnutes (vers Amboise?), deux chez les Lémoviques à la frontière arverne (à Ussel? plutôt qu'à .A.hun ou qu'à Aubusson, proposé par Thuot, Aubusson considéré, etc., Limoges, 1873, ou qu'à Tintiniac, proposé par Copibet, Hist. d'Userche, Tulle, 1853, p. 5), deux chez les Éduens: llirlius, 40, 4. Une onzième, la XV sans doute, à Ravenne (cf. p. 552, n. 10).