Lucain, I
LA Si:C(»NbE DÉFAITS NAVALE DES MARSEILLAIS. 59t
son triomphe, de le faire connaître à tous'. Peu de temps après, il réussit à se déjj^ager des Pompéiens. Le bonheur lui revenait* (début de juin).
Mais aucun de ces succès n'était décisif. Ses adversaires d'Espagne lui tenaient tête autour de Lérida', la Méditerranée demeurait au sénat*, et, de Dyrraehium oîi il campait, Pompée envoya par le détroit de Sicile une nouvelle flotte au secours de Marseille ^
La ville grecque, après la victoire de Brutus, continuait la résistance avec un sang-froid merveilleux. On eût dit qu'elle se sentait à peine atteinte par la défaite. Trébonius, à pied (l'œuvre, reprenait la construction de la terrasse*. Pour protéger ses travailleurs, il avait imaginé des galeries de bois, faites do gros madriers, aux flancs et aux toits couverts et cuirassés, • t que ni le feu ni les projectiles ne pouvaient entamer, et làdessous, comme en un souterrain inviolable, les hommes aplanissaient le terrain, apportaient et disposaient les matériaux du boulevard'. Mais, si on était à peu près à l'abri des machines, on ne l'était pas des sorties, et elles devinrent alors si fréquentes, que la besogne fut plus d'une fois interrompue*. Sur terre, les Romains n'avançaient qu'avec peine.
Sur mer, ils n'avançaient plus. Brutus avait pu augmenter sa flotte de la moitié, grâce à six galères prises à l'ennemi ^ Mais les Marseillais possédaient de telles ressources dans leurs arse-