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César y mit une très forte garnison' : peut-être redoutait-il quelque retour offensif de Domitius, qui avait réussi à s'échapper ^ et <iu parti pompéien, qui tenait encore la mer et l'Afrique ^ Deux légions restèrent dans la cité grecque, rappelant à ses habitants leur défaite et le joug éternel du peuple romain.
César partit ensuite pour Rome, en suivant la route du littoral. 11 avait avec lui ses légions victorieuses. Des milliers de Barbares l'accompagnaient en amis et en auxiliaires : Espagnols, Ligures, Aquitains, Belges, Celtes et Germains eux-mêmes le suivaient sans regret à la conquête des riches terres du Midi et de l'Orient \ Entre les Pyrénées et le Rhin, depuis deux ans, xiucune nation n'avait bougé. La Gaule obéissait toute au nouveau chef du peuple romain. Marseille la Grecque était abai&sée pour toujours. — Ces deux puissances s'étaient fondées presque à la même date, il y avait un demi-millénaire; elles avaient grandi et prospéré ensemble ' : le même homme venait de les dompter. Elles ne sont plus toutes deux que des parties d'un ^rand empire, qui les emporte dans ses destinées.
1. II, 22, 6; sans doute deux légions de conscrits, envoyées d'Italie par Antoine
2. César, II, 22, 2-4; Dion, XLl, 25, 2; Suétone, mron,2, 3. P. 598 n 1