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MARSEILLE SE llEND A CÉSAH. «01
r.,mpée. 11 se devait à lui-même de respecter la ville ancienne et fameuse^ qui, dès son origine, s'était montrée l'alliée constante de Rome, qui l'avait aidée à vaincre lïannibal et les Gaulois, à conquérir la mer et TOccident^ Le dictateur lui épargna donc le sort fatal des places fortes que le bélier avait touchées i et qui portaient une brèche à leur muraille ^ et il préserva les choses et les hommes des horreurs du pillage et de la honte de la servitude*. Marseille fut conservée comme cité, et peut-être lui fit-il entrevoir qu'il lui laisserait le titre de cité libre ^
Mais tout ce qui avait fait sa force de cité et Tornement de sa liberté, César le lui enleva. Les Marseillais durent livrer leurs armes, leurs machines, leur trésor et leurs vaisseaux «. Je crois que ses remparts furent démolis ^ De ses domaines en Gaule, elle ne conserva que son territoire primitif, sa colonie de Nice et les îles d'Hyères«. Elle perdit, semble-t-il, le droit de frapper de la monnaie d'argent^, et de sérieuses restrictions furent apportées à ses entreprises maritimes et commerciales '». Narbonne, maintenant, peut grandir sans crainte de concurrence".
Ce qui dut paraître le plus douloureux à Marseille, c'est que
1. Pro nomine et vetustale, II, 22, 6 ; Cic, PhiL, VllI, 6, 19. Marseille
•> T I D 501-3- t. III, p. 9 et s. Voyez la douleur que la défaite de Marseille • ""• R^lntin^ . Ci/ Phil VIII 6 18 et 19 (neminem ilU civitati immicum,
insoira aux Romains : oic, fnu., mu, ", »" ^^ ' v j'Am.
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