Sans doute à la rencontre des Teutons
2. 11 y eut peut-être aussi mécontentement chez les Allobroges (p. 62, n. 4).
3. Dion Cassius, XXyiI, 90, Boissevain (wç xat toùç çpovpoy; êsOriva'.). Peut-êtreseulement en 106.
. 4. On comprend que l'accusation contre Silanus ait été dirigée par Cn. Domilius Ahénobarbus, fils du conquérant des Gaules (en 104 ou 103; Cicéron,, Diï-inatio in Cœc, 20, 67; Verrines, II, 47, 118; Asconius, l. c); cf. p. 38, n. 1.
5. Nous présentons le récit comme on le fait d'ordinaire (Mommsen, II, p. 175-6; llerzog. p. 60; Miilienhoiï, II, p. 296), et comme on doit le faire si on accepte le Mliobroijiiin de Tite-Live (p. 64, n. 3) et ÏOceanum d'Orose (p. 64, n. 1). Mais je
Toulouse, peut-être pour s'entendre avec les révoltés du Languedoc. A rapproche du nouveau consul, Cassius, ils ne sonp^èrent plus qu'à quitter la terre romaine, et, par la Garonne, ils s'échappèrent vers l'Aquitaine. Cassius les poursuivit, et il les atteignit presque à la frontière, chez les Nitiobroges de l'Agcnais*. jMais les Helvètes étaient commandés par un jeune chef, hardi et intelligent, Divico^ Il tendit un piège au consul, celui-ci s'y laissa prendre, et il lui fallut combattre dans les pires conditions.- Il fut tué, et après lui son premier légat, Lucius Calpurnius Pison; le reste de l'armée s'enfuit dans son camp. Pour la sauver, son chef improvisé, le légat Gains Popillius, dut livrer des otages, abandonner la moitié des bagages, et même, dit-on, laisser passer sous le joug tous ceux qui avaient survécu ^ Il semble qu'en échange les Helvètes cessèrent pendant quelque temps d'inquiéter la province gauloise (107).
Les Yolques de Toulouse, abandonnés à eux-mêmes, ne purent avoir raison de la domination romaine : le consul Gépion arriva à temps pour sauver la garnison \ et, pour que sa victoire ne demeurât pas sans profit, il pilla la ville indigène'' et confisqua tous les trésors accumulés par les dévots dans les enceintes et les étangs sacrés*^ de la vieille Toulouse (106). ('e
me demande encore s'il ne faut pas corrigor en Allobroguin el Lemaniim, et phicor toutes ces marches entre Vienne et Genève (après d'autres, Thierry, il, \). 0, Dosjardins, II, [). 311).
1. Orosc, V, 15, 23 : L. Caasiiis consul in GuUia Tiyiiriiios iisquc Occaïuiin pcrsccuUis est.
2. Cela résulte de ce qu'en dit César (I, 13 el 14), (|ui le connut en 58.
3. La bataille a dû se livrer vers Agen; Orosc, V, 13, 23-4 (cf. ici, n. I ; les mss. appellent le légal Publias). Tilc-Live, Kp., G.") : L. Cassius ... injînibus .Mliobroguiii [sic les deux mss., A llobroijum dans Vcd. i>riiiccps;cLV(H\. Jahn, 1833], etc.; César, De b. G., \, 12, 5 et 7 ; Appien, Cell., I, 3 (d'aiirés Clodius Paulus; cf. Peter, liclliquix, p. ceci). — Si le détail du joug est ccriain, l'instilulion serait aussi frauloise. — On a rapporté a. ces campagnes le; trésor de monnaies celticiues de Tayac en Gironde (Forrer, Kcllisrhe ^iuinisinalik, IDÛS, p. 310 et s.), mais je le crois postérieur.
4. Dion Cassius (.\XVI1, !)0, Moisscvain) s(Mni)lr dire (ju'il fui inlroduit de uuil dans la ville par les amis (|u'y conservait Home.
5. Orose, V, LT, 25 (à tort prorunsulc); Aulu-Gclle, III. 1). 7.
(i. Ji Icmph) ApiiUiiiis, Orosej (clnplis, Aulu-Gelle; èv ar|Xoï;... èv Xava;;, Sliahon, /jui parle en outre d'un tsp'jv a.-;'.'j'/; Ta Upi, Dion; lacuin, Justin.
LA HATAILLE D ORANGE. 65
fut une prise superbe : plus de deux cent mille livres d'or et d'argent' furent expédiées à Marseille pour y être chargées à destination de Rome et du sénat. Mais Cépion n'entendait pas avoir travaillé seulement pour le trésor public. En route, l'escorte qui accompagnait le butin fut attaquée et massacrée, et les choses précieuses disparurent. On demeura convaincu que Cépion était le bandit; un procès lui fut intenté, qui en provoqua d'autres. Des légendes se formèrent sur « l'or de Toulouse » : on raconta qu'il était maudit des dieux, que les Volques l'avaient volé à l'Apollon de Delphes, les Romains à l'Apollon des Celtes, et Cépion aux dieux de son peuple : quiconque y touchait périrait ^ Après les défaites, les hontes se multipliaient dans l'Empire romain : le joug chez les Helvètes et le sacrilège chez les Volques. Il fallait s'attendre aux pires catastrophes ^