‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 78 sur 776 · Quas dard terras populus Romanus, etc., Florus, ib · texte numérisé non relu

Quas dard terras populus Romanus, etc., Florus, ib

4. Florus, ibid., 3-4 (Cimbres, Teutons et Tigurins réunis); Tite-Live. ;•;/)., G5 (Cimbres seulement); Velléius, II, 12, 2 (Cimbres et Teutons); Quintilien, DccL, lil, p. 45; Eutrope, IV, 27 (Cimhres). — Comme Silanus lut accusé d'avoir fait la guerre injussu iiopuU (Asconius in Cornelianain, p. 71, Kiessling), on peut supposer ([u'il est allé chercher l'ennemi au delà de la frontière, et ([ue la bataille cul lieu vers Lyon. - On peut rattacher ù un séjour fait chez les .MIohroges les mauvais Irailemenls que l'un de leurs chefs subit de la part de Silanus (Cic^ hiv. in Cœc, 20, 07; Vcrrines, II, 47, 118).

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pas preiulro les terres qu'ils avaient demandées. Ils n'entrèrent pas en Italie, ni même dans la Gaule romaine, et ils s'éloignèr(>nt vers l'occident '.

La défaite de Silanus acheva d'ébranler le monde. A peine les Cimbres avaient-ils disparu, que les Helvètes se présentèrent à leur tour aux frontières de la Province (109-8). Le sénat, partout, cessait d'être redoutable. L'Afrique était soulevée et victorieuse sous les ordres de Jugurtha (110-109). A l'approche de leurs frères de Celtique, les Gaulois soumis à Rome s'a'^^itèrent dans l'espoir de la liberté-; et les Volques Tectosages du Haut Languedoc, jusque-là si paisibles, méprisèrent le traité qui les unissait à l'Empire, et emprisonnèrent la garnison de Toulouse'. Du lac de Genève aux Pyrénées, l'œuvre de Domitias était compromise*; tout l'Occident semblait sur le point d'échapper au peuple romain.

Ce qui sauva l'Empire, ce fut que ses ennemis ne surent pas s'entendre. Quand les Helvètes se montrèrent, les Cimbres et les Teutons erraient au loin dans la Gaule, et Jugurtha ne s'occupait que de ses affaires. Comme il était l'ennemi le plus redoutable, on lui réserva les deux meilleurs généraux, Métellus et Marins (i09-10o), et on expédia contre Helvètes et Volques des hommes médiocres , le consul Lucius Cassius Longinus (107) et son successeur Quintus Servilius Cépion(106).

Il n'y eut du reste, pour le moment, que demi-mal. La Province laissée sans armée par la défaite de Silanus, les Helvètes purent la traverser sans peine ^ : ils se dirigeaient vers

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