‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 84 sur 776 · Granius · texte numérisé non relu

Granius

8. Granius; la plus grande faute paraît venir de Cépion, Tite-Live, Ep., 67; \ al .-Max., IV, 7, 3; Gic, De Oral., II, 28, 124.

; 9. Secundum Arausionein, Tite-Live, Ep., 67; cf. Plut., Sert., 3.

i 10. Pridie nonas octobres, Granius, et Plut., Luc, 27. C'est la date du calendrier

'officiel, et non celle du calendrier julien; cf. p. 18, n. 3.

11. L'ordre des attaques semble résulter du récit de Granius, et aussi de ce que Dion place le camp de Cépion plus près de l'ennemi ; Florus parle au contraire d'une première bataille contre Mallius. Plutarque {Mar., 19) attribue le rôle prépondérant aux .Ambrons.

Ce furent les Barbares qui attaquèrent' : les Anciens nous ont laissé l'impression comme d'une chevauchée monstrueuse, d'un ouragan d'hommes et de bêtes, balayant le sol jusqu'au fleuve *, renversant les légions et leurs camps, semant partout le désespoir, la fuite et la mort\

Quand l'armée romaine eut disparu \ que ses deux camps eurent été détruits, les Gaulois et les Germains ne songèrent plus qu'aux dieux. Ils ne voulurent rien prendre de leur victoire, ni hommes ni choses ^ : l'or et l'argent furent jetés dans le Rhône, les armes et les vêtements furent brisés ou déchirés, les captifs furent pendus aux arbres, et les chevaux offerts au fleuve. Tous les Esprits de la terre eurent leur part du butin ^

Les deux chefs échappèrent \ mais il ne restait plus aucune force militaire entre les Alpes et les Pyrénées. L'Espagne et l'Italie étaient ouvertes aux Barbares. Rome se crut à la veille de perdre l'empire du monde, et de l'abandonner aux nations du Nord«.

Mais leurs destinées n'étaient point prêtes. Une dernière fois,

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