Cf. p. 77 et suiv
6. Outre les ouvrages généraux et ceux mentionnés p. 73, n. 9, p. 53, n. 1 : Bouche, Chorographie, I, 1664, p. 419 et suiv.; Pitton, Histoire de la ville d'Aix, 1666,' p. 41 et suiv.; Papon, Hist. gén. de Provence, I, 1776, p. 527 et suiv.; de Ilaitze (mort en 1737), Hist. de la ville d'Aix [ms. Méjanes lOOlJ, I, p. 35, éd. de la Revue Sextienne, 1880; Fauris de Saint-Vincens, Magasin encyclopédique, 1814, IV, p. 314 ot suiv.; Castellan, Dissertation, etc. (Mém. ... des Antiquaires, IX, 1832, p. 48 et suiv.); Sfatistique du département des Bouches-du-Rhône, II, 1824, p. 249 et suiv., et passirn [partie rédigée par Toulouzan?J; Tiran, Étude d'un camp, etc. (Mém. ... des Anti'iuaires, iSiO); Rouchon, Des Saliens, p. 282 et s. (Mém. de l'Acad. d'Aix, VIIl, 1861); {{ostan, Cottard et Audric, Congrès scientifique de France, \XX\W s., Aix, 1866, II, 1867, p. 248 et suiv.; Gilles : 1° Campagne de Marius, 1870; 2" Marius et Jules César, 1871; 3° Précis... des monuments triomphaux, 1873; Dervieu, Lu Campagite de
égorger à Orange et à Noréia*. Une partie en était formée par les vieux soldats venus d'Afrique, où, sous les ordres de Métellus et de Marins, pendant cinq ans, ils avaient tenu tête aux indigènes de Jugurtha, les ennemis les plus rusés et les plus audacieux que Rome eût connus depuis les Celtibères : à l'école d'un tel adversaire, ils avaient acquis l'habitude du sang-froid, beaucoup d'entrain et l'esprit de décision ^ Autour de ces vétérans se groupaient les recrues de l'année ^ Mais Marins excellait à former le soldat et à dresser une armée : en quelques mois, sous sa main, les éléments disparates fusionnaient, et la légion sortait, homogène et compacte, comme fondue d'un seul jet*. Ce fut à cette tâche qu'il consacra le temps de la marche et les premiers mois passés en Provence^ : à défaut de la bataille, il façonna et fatigua les hommes par les courses, les fardeaux, les besognes journalières. Il se montra sévère, violent et criard. Et les conscrits, traités en « mulets » par ce terrible chef, eurent d'abord une grande frayeur ^ Au surplus, il n'avait que l'apparence de la dureté, du moins quand il s'agissait de ses légions. Ce n'était point un général à l'ancienne mode, hautain, froid et méticuleux : l'esprit démagogique était passé en lui. Tout en exigeant d'eux une obéissance précise et une discipline absolue, il tenait à convaincre ses soldats ' autant qu'à leur commander.
C. Marias contre les Teutons, 1891; de Durant! La Calade : 1° Observations d'un habitant d'Aix sur la brochure de ... Dervieu, Aix, 1892; 2° Rapport ... sur le cours de M. Clerc, 1901 [Acad. d'Aix, XVIII, 1902); de Sainl-Eulrope, Observations d'un Provençal sur les écrits relatifs à la défaite, etc., 1892; Bérenger-Féraud, La Campagne de Marias en Provence, 1895 (très commode répertoire); Clerc, La BatailU'. d'Aix, 1906 (le plus important; cours de la Faculté des Lettres d'Aix, 1897-1900).
1. CL Plulaniue, Marias, 13-15. Végèce suppose, je crois à tort, que l'armée de Marius était composée des reliquix de la bataille d'Orange (III, 10).
2. Voyez Salluste, Jug., à partir de 45, et surtout 45, 87 et 100.
3. Si on peut conclure pour les campagnes de Gaule de ce que Marius a fait pour celles d'Afrique, Sali., Jug., 86 et 87.
4. hrevi spatio novi velcresque coaluere et virtus omnium a-(iualis facta, Sali., J., 87; cf. Végéce, 111, 10.
5. 'Ev TÎ) (jTpaTeîa tV' ô-jvaiiiv ôtsTrôvei, Plut., 13, cf. 14. 0. Pluta'rque, 13 et 14; Végèce, 111, 10.