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8. D'après le récit de Plutarque, cette construction aurait commencé après l'élection au quatrième consulat, dans l'hiver de 103-2, au moment où il attendait les Barbares et installait son camp pour les recevoir.
9. Voici en quels éléments se décompose le problème, si discuté, du canal de Marius : 1° le débouché dans la re.er : sur ce point, aucun doute ne me paraît possible, c'est à Fos, Fossœ Marianse, Fossa Mariana (Mêla, II, 78; Plut., Mar., 15; Pline, III, 34; Itinéraire Antonin, p. 299 et 507, W.; Table de Peutinger); 2° le secteur parallèle à la mer : je le crois marqué, selon toute vraisemblance, par la lig-ne des marais littoraux qui finissent à l'étang du Galéjon; 3° le secteur qui rejoint le Rhône : ici j'hésite entre le tracé du Bras Mort, jusqu'en face l'île des Pilotes, à douze milles de l'embouchure actuelle, et le tracé des étangs et marais qui séparent le Rhône et la Crau, tracé suivi par le canal de Bouc et le célèbre canal de la Vidange; cependant, étant donné qu'il ne s'agissait que de faciliter l'entrée (p. 76, n. 1), je préférerais le Bras Mort (déjà soupçonné par Bouche, l, 1664, p. 26), et, en tout cas, je doute fort que le canal ait débouché dans le Rhône en amonl de l'île de la Gabare. — Il est possible ([u'une étude approfondie des documents relatifs à la Vidange d'Arles (cf. de Dienne, Hlst. du dessèchement des lacs
l'accès du bras principal* : le chenal ouvert par les Romains, large et en mer profonde, permit d'éviter les dangers ou les lenteurs de l'entrée en rivière-. — Marius, en ordonnant cette tâche, l'expliqua par des nécessités militaires : il campait près du Rhône, il avait besoin de ravitailler son armée par le fleuve, vite et sûrement ^ Mais le canal devait être aussi d'un grand secours pour le commerce % et il ne pouvait déplaire au consul de rendre service aux négociants et aux chcA^aliers, qui l'avaient porté au pouvoir et qui l'y maintenaient ^
Les soldats se plaignaient parfois de ces besognes : ils n'étaient plus, disaient-ils, que de vulgaires terrassiers, creusant desfossés et nettoyant des marécages ^ Mais le général put les contenir le temps nécessaire, et, deux ans après son arrivée en Provence, on annonça le retour des Barbares (fin de 103?) ^ Le monde entier était dans l'attente. Des prodiges survenaient en Europe et en Asie; les dieux et les prophètes de l'Italie et de la Grèce tournaient leurs regards vers Marius*.
et marais, p. 265 et suiv.) apporte des renseignements nouveaux sur cette queslion. — L'entrée du canal était déjà difficile au temps d'Auguste (Strabon, IV, I, 8), et je crois bien qu'il dut être négligé après la ruine de Marseille en 49 (p. GOl-2). — Desjardins (dont l'opinion a varié) : 1" Aperçu hist. sur les embouchures du Rliône, 1866; 2° A'ouu. Observations sur les Fosses Mariennes, 1870; 3° Gaule, l, p. 196 et suiv. (de Saint-Gabriel à Arles, et de là le tracé du canal de Bouc, puis deux branches,' l'une débouchant au grau du Galéjon, l'autre à Fos); Saurel, Fessas Marianse, Marseille, 1865 (extr. du Répertoire des travaux de la Soc. de Stat., XXVII, 1864); Gilles : 1" Les Fosses-Mariennes, Marseille, 1869; 2° Encorb les Fosses Mariennes, Marseille, 1873; .4urès, Nouv. Recherches sur le tracé, etc., 1873 (extr. des Mém. de l'Acad. du Gard); Bernard, dans le Répertoire... de la Soc. de Slat., Marseille, XXXII, 1871 (du grau du Galéjon au Bras Mort); Lenthéric, Le Rhône, II, 1892, p. 471 et s.; Clerc, p. 75-122 (de Fos à l'étang Redon prés de l'étang de Vaccarès en Camargue, débouché sur un bras disparu).
1. Plutar(|ue, M., 15 : Ta yctp TT<$(j.aTa toû 'PoSavoù irpo; Ta; àvaxoTcà? Tf,; Oa).âTTr,<; t>,ùv ri ToXXrjV ),a|AêâvovTa xal 6ïva 7tr,),(i) {iAbeX o-j|A7:£7iiXr|iiévrjV ûtco toO x/.\j5(i)voç -/aXtizo-/ y.al èTiiTTovov xal PpaxwTtopov toïç atTaYtoyoï; ÈTtoiei tov sidTiXovv.
2. Plut., L c. : Ti^pov \iv{i).-/\y.,. e'.; è7ctTf|5£iov acytaXiv.
3. Plut., l. c. : Tr.v ô'e xon'.ôriv wv èôetto tw (TTpaT£vii,aTt.