‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 98 sur 776 · Ci. Plut., Mur · texte numérisé non relu

Ci. Plut., Mur

5. m Juin, qtiis credcrcl? per hieiHem, qux allius Alpes levât; Florus, I, 38, H.

6. Arliiin mit, iiisi Marius, etc., l-Torus, !, 38 [111, 3], 5; in uno C. Mario .s/fcs iihperii, CAvvrow. l'rit le<je. Munilia, 20, 00.

7. 11 résulte du texte d'Urose (V, 10, S); cf. Landolf, V, 84, U, Alominsen) ([uo

LA HATAILLE 1) AIX. 7(*

était à Tabri des plus fortes attaques cl dominait les chemins et la plaine '. D'immenses provisions y étaient entassées, et l'armée entière s'y réunit. Le consul ne voulait rien risquer, en face d'un ennemi que des légions n'avaient jamais vaincu, et que ni lui ni ses cohortes n'avaient encore vu de près* (août 102^),

Quand les Barbares apparurent, officiers ou soldats romains demandèrent aussitôt le combat*. Marius fit défendre de sortit du camp, et, à tour de rôle, il posta tous les hommes sur les retranchements, avec la seule consigne de regarder et d'écouter les Barbares. Peu à peu, ils s'accoutumèrent à leurs clameurs,

Maiius aUendit l'ennemi au confluent du Rhôhe et d'une rivière : mais Oiose dit Isara, l"lsère. Ce n'est pas possible, ce doit être une de ces erreurs géographi(]ues dont Orose est coutuniier, la rivière en question ne peut être, ce me semble, que la Durance. Car : 1° le pays au nord de la Durance avait dû trop souffrir en 105 pour nourrir l'armée de Marius; 2° vaincu, Marius perdait sa ligne de retraite: 3' il elablit son camp à proximité de la mer (Plut., M., 15); 4° on n'a pas l'impression que Marius, entre la levée du camp et la bataille d'Aix, ait fait une très longue niarclie (p. 81, n. 2). — On peut objecter en faveur de l'Isère que ce carrefour commande toutes les routes des Alpes, que Marius ne pouvait pas deviner que les Barbares prendraient la route du sud, et que Florus et Orose mettent en présence du camp de Marius tous les Barbares, avant leur dislocation (p. 77, n. 3). Mais : 1° il établit son camp avant l'arrivée des Cimbres venus d'Espagne, et il pouvait croire qu'ils marcheraient vers le Bas Languedoc et le passage de Tarascon, ce qui était le plus naturel en venant des Pyrénées; 2° où qu'il s'installât, il pouvait deviner que les Barbares l'attaqueraient d'abord; 3° les textes de Florus et d'Orose sont suspects. Voyez là-dessus l'excellente discussion de Clerc, p. 65 et s. — Je crois donc qu'il faut chercher le camp irapà tÔ) 'PoSavùj, r.phi TT|V eâXaaffav (Plut., 3/., 15), sur le passage de la grande route (TCap-rdj-etgov, 18). lotit près de cette route {kyyji;, ici.), dominant une vaste plaine (15), près du confluent de la Durance (Orose) : le plateau de Beauregard, à l'est de Barbentane, proposé par Clerc (p. 72-3), est, non pas l'emplacement certain, mais celui qui repond le mieux aux données du problème; il domine les routes de Languedoc, de Provence, de la Durance et du Rhône, le pays environnant est d'une fertilitécélèbre, et il suffit de parcourir le plateau pour se convaincre qu'il offrait une admirable assiette à un camp romain. — Le confluent de l'Isère est accepté par Mommsen (II, p. 184). Tous les autres écrivains placent le camp en Provence : en Camargue (Bouche, I, p. 420; de Haitze, éd. de la Revue Sextienne, p. 36); dans les terres basses du golfe de Fos {Statistique, p. 255); à Marignane près de l'étang de Berre (Pitton, p. 44); près des Alpines, à Saint-Remy (Gilles, Camp., p. 99 et îuiv., etc.; Dervieu, p. 9; de Duranti La Calade, 06s., p. 7); à Saint-Gabriel, ^rnaginum, ce qui est l'hypothèse la plus vraisemblable après celle de Clerc (Desirdins, II, p. 320); sur un point quelconque de ces Alpines (Béren^er-Féraud^ ). 413 et suiv.).

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