‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 103 sur 792 · Cf. t. II, p · texte numérisé non relu

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l'autel de ROME ET D'AUGL'STE. 93

prêtres, son pontife suprême. Elle a retrouvé le pouvoir de s'unir, d'échanger des paroles, d'avoir des pensées communes, et, eu parlant du présent, de rappeler le passé. Auguste, quinze ans auparavant, avait décidé que le pays formerait trois provinces ' : par les mains de Drusus, il venait de restituer à la Gaule Chevelue l'aspect religieux d'une grande nation. Au lieu fixé pour ces réunions de chefs, convergent déjà les vallées- et les routes de la contrée; ce foyer religieux où les hommes vont prier, s'allume à l'endroit que la nature leur impose pour souverain, près de la ville que Rome leur a donnée pour capitale. Auguste et Drusus continuaient au Confluent l'œuvre commencée par Plancus sur le coteau de Fourvières^

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