LA GAULE DANS L'EMPIRE ROMAIN
(le Narbonne', le boulevard de son empire, d'où l'on surveilla les frontières de l'Occident, et d'oii l'on partirait, le jour venu, pour de nouvelles guerres.
Des grands carrefours de la France, Lyon est le plus voisin de l'Italie-. Les routes des Alpes s'y réunissent pour se greffer sur celles de l'intérieur ^ Cette capitale de la Gaule se trouvait à portée de Rome, et les armées que les empereurs enverraient rentre les Barbares de l'Ouest, pourraient s'y concentrer tout d'abord. On l'avait bien vu dès l'arrivée de César : les contingents celtiques s'y étaient rassemblés autour des légions amenées d'Italie, et c'est de Lyon que le proconsul s'élança à la découverte de l'Occident".
Mais Lyon se tient aussi très proche du Rhin. II observe le seuil de Belfort, le sillon des lacs helvétiques, la tranchée (le la Moselle, les plaines de la Champagne, toutes les terres par où l'on s'enfonce vers la Germanie. Entre les Alpes italiennes et le gra»nd fleuve de la frontière, c'est par Lyon, ce n'est point par les vallées enchevêtrées de la Suisse, qu'était le passage naturel des armées impériales. Et il se plaçait à mi-chemin sur leur route, comme un merveilleux gîte d'étape''.
Ce rôle de boulevard entre l'Italie romaine et la Barbarie occidentale, la Gaule entière le jouait aussi bien que sa capitale. Si les Romains avaient longtemps ignoré les bandes germaniques, c'est que les Gaulois les avaient attardées ou supprimées, l'^t, disait César, si les légions vinrent en Gaule, ce fut pour éloigner des Alpes et arrêter sur le Rhin la poussée continue
|ihiques, en dernier lieu L. Schmidt, G'sch. dev deutschen Stumin-^, H, 1911 et 1913. Le livre de Riese, Dus Rheinische GermaMen. in der ant. LUtcratur, 1892, est un utile répertoire de textes. Ou OK^ne genre, Kunze, Die Gcrmanen in der antiken Litcrnhir, 1900-7.