Cf. t. 1. p
3. Slrabon. IV. G. 11: cf. t. I. p. 48; t. IV, p. 84-83. i. T. 111. p. 200.
■i. Cf. t. 1, p. 22, 34, elc. C'est ce qui explique les séjours d'Auguste à Lyon au 'iiurs des grandes campagnes germaniques (p. 53, n. 8).
96 DRUSUS, GERMâNICUS, arminius.
des Barbares'. J^a conquête de la Gaule régla donc dans l'Empire la question de ses frontières occidentales : elles étaient dès lors assez reculées pour que le peuple romain put jouir en sécurité de sa ville, de l'Italie et de son antique domaine sur la Méditerranée -.
Mais cette conquête ne lui avait pas seulement donné de nouvelles frontières. Elle incorporait à ses Etats une immense contrée, plus vaste et plus fertile que chacune de ses autres provinces, que l'Italie, l'Espagne ou l'Afrique en Occident, que la Grèce.. l'Asie, la Svrie ou l'Egypte en Orient. Par l'étendue et la valeur de ses terres, le nombre et les qualités de ses hommes, la Gaule apporte un appoint considérable à la puissance de cet Empire. Il en devient plus riche, plus robuste, plus varié. La Gaule lui fournit d'admirables soldats, qui le défendront sur les frontières les plus lointaines, dans les déserts de l'Afrique ou de l'Orient' : le défaut ordinaire des armées romaines, le manque de cavalerie, se trouva corrigé par l'aide permanente des escadrons celtiques \ Toutes sortes de produits ■ nouveaux, lainages, poteries, conserves, affluèrent de Gaule dans les provinces". Comme les Gaulois étaient gens curieux et alertes, ils coururent les routes du i\lidi, ainsi qu'au temps de leurs chevauchées victorieuses ^ On rencontrait leurs marchands, leurs touristes, leurs* soldats, à Alexandrie, à Antioche. à Carthage, à Delphes, à Jérusalem, dans ces lieux fameux de l'ancien monde, où leur jeunesse ardente infusait un peu de vie nouvelle'.
La possession de la Gaule assurait à l'Empire romain plus