‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 11 sur 792 · Tite-Live, XXVII · texte numérisé non relu

Tite-Live, XXVII

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le prestige de la royauté demeurait vivace', acceptèrent en César moins le magistrat de Rome que le héros vainqueur-.

Le {)rincipo monarchique demeurait également au fond des magistratures de toutes les cités, et surtout de celles de Rome, dépôt laissé dans les lois et les coutumes par les Ages les plus anciens'' : et, à chaque révolution, ce principe se réveillait dans Tune ou l'autre de ces magistratures. Caius Gracchus comme tribun*. 3ïarius comme consul ', n'avaient pas été autre chose que des monarques : ce qu'était maintenant César sous le titre de dictateur ^

Ce qui, dans les institutions de Rome, ressemblait le plus à la puissance absolue d'un seul, était précisément l'autorité qui commandait aux peuples sujets, celle du gouverneur, imperator, proconsul dans les provinces et chef des légions ". Dans les magistrats qui leur parlaient au nom de Rome, les provinciaux ne pouvaient voir que les égaux des rois. Maître pendant dix ans de ses soldats et des Gaules, César inaugura comme imperator son pouvoir souverain sur le monde \

Des germes de royauté se trouvaient aussi dans les institutions sociales du monde antique. Le père de famille était pour les siens, pour ses esclaves, ses affranchis, ses enfants même, un maître et un patron, et, plus que cela encore, une manière de demi-dieu, de Génie protecteur '•■. Quand la conquête et l'exploitation du monde mirent entre les mains de quelques chefs de maisons, comme Crassus, Pompée ou César, un nombre

1. Cf. t. 11. p. 43 et s., p. iii-Uo. t. III. p. 313 et s., p. 420.

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