‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 112 sur 792 · T. IIL p · texte numérisé non relu

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8. L'invasion des Cimbres, la fuite de Déciinus, les projets de Pompée (p. 51. note), avaient dii attirer l'attention des Romains sur les grandes routes de montagnes au nord des Alpes, entre Gaule cl Germanie d'un côté, lUyrie et Halkans de l'autre. La principale fut celle de l'Arlberg {ib., et p. 306, n. I).

100 URUSUS, GERMANICL'S, ARMINIUS.

la Méditerranée elle-même*. Ce qui est plus grave encore, c'est que tous ces Barbares se pressent à la frontière même de l'Italie, au pied des Alpes, à l'endroit où ces Alpes sont le plus basses, le plus faciles à franchir-, où cette frontière est le plus vulnérable. Si César n'avait pas brisé l'élan des Suèves% si la mort de Burbista n'avait pas arrêté les progrès des Daces \ Rome aurait pu voir leurs hordes descendre à Vérone par le Brenner ou à Aquilée par le col de Nauporte.

Voilà, cette vallée du Danube, la seule conquête qu'Auguste accepta d'abord, avec son sens très net des besoins présents de l'Empire. Elle l'occupa vingt-cinq ans (de 35" à 9 av. J.-C'); il V consacra ses meilleures légions, ses meilleurs généraux, les princes même de sa maison. Agrippa, Tibère et Drusus '. Mais il ne voulut pas la pousser au delà du fleuve ^ Quand elle fut terminée, il en résulta pour l'Empire plus de bénéfices encore que de la conquête de la Gaule par Domitius et César.

L'Italie cessa d'être un pays frontière'; la lisière des terres barbares fut reculée de cent lieues au delà des Alpes, et bordée par le large fossé du Danube. Daces et Suèves, maintenant séparés les uns des autres par les nouvelles provinces, rejetés ceux-là au sud et ceux-ci au nord, ne pourront pas s'entendre pour envelopper de menaces communes les terres latines de l'Ouest*". Entre l'Occident et l'Orient, les provinces illyriennes

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