LA DÉFENSIVE SUR LE RHIN AU TEMPS D'AGRIPPA
Au delà du Rhin et du Danube, les nations barbares mises en branle par Arioviste ' continuaient à s'agiter pour des destinées nouvelles. Repoussés des bords du tleuvepar César et Agrippa-, les Suèves avaient rebroussé chemin vers les montagnes hercyniennes. Une de leurs peuplades, celle des Marcomans % venait d'entrer en Bohême, d'y détruire l'ancien royaume celtique*, d'y fonder un grand Etat, très supérieur à tout ce que la Germanie avait vu depuis un siècle. Son roi, Marbod, souple, intelligent, d'humeur pondérée, renonçant a4ix habitudes suèves des courses lointaines, ne songeait qu'à faire œuvre durable dans ce pays de Bohême, si riche, si bien protégé, que la nature avait en apparence disposé pour abriter un empire puissant et éternel. Il eut sa capitale, attira les marchands, vécut en bons termes avec les Romains '. Car ceux-ci devenaient ses voisins sur le Danube ®.
La conquête de la Bohême par les Germains, celle de l'Autriche par les Romains, marquaient la tin définitive de ces grands empires celtiques que les neveux d'Ambigat le Biturige avaient jadis créés dans le monde, et qui s'étaient longtemps
ancien (t. III, p. 325). En face, outre les Sicambres de la Ruhr et de la Lippe, on avait les Usipêtes reconstitués (cl. t. III, p. 329, n. 7). qui ont pu remplacer les Guberiii et autres (p. 103, n. 2) entre la Lippe et l'Yssel (cL t. 111, p. 40, n. 3). Au delà, les Bructéres de TEms (t. III. p. 47).